jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 4 juillet 2016, e. GE. épouse ER. c/ Ministère public
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 04 juillet 2016, n° 15043 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 04 juillet 2016, n° 15043 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2016/07-04-15043)) ## Faits et procédure Le divorce des époux BE. et GE. a été prononcé par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence le 20 mars 2007. Deux fils sont nés de cette union : Dimitri, né le 25 janvier 1996, et Alexandre, né le 18 septembre 1998. La résidence des enfants, initialement fixée chez la mère, a été transférée au domicile du père par ordonnance du juge tutélaire de Monaco du 8 juillet 2010, confirmée par arrêt de la Cour d'appel de Monaco du 18 octobre 2010. Le père a déposé plainte le 8 juillet 2014, dénonçant la poursuite du délit de non-représentation d'enfants, la mère refusant de lui remettre ses fils depuis le 11 avril 2010. La décision relève que cette plainte s'inscrivait dans une série de procédures antérieures : un jugement de condamnation du 10 juillet 2012 (six mois d'emprisonnement avec sursis), puis un arrêt de la Cour d'appel du 10 mai 2013 (un an d'emprisonnement assorti d'un mandat d'arrêt), statuant sur appel du ministère public. La procédure ayant conduit à l'arrêt commenté s'est déroulée en plusieurs étapes : - **24 février 2015** : le Tribunal correctionnel, statuant par défaut, déclare la prévenue coupable de non-représentation d'enfants, la condamne à dix-huit mois d'emprisonnement, décerne un mandat d'arrêt et la condamne à verser 15 000 euros de dommages-intérêts à la partie civile. - **7 juillet 2015** : après opposition, le Tribunal, statuant contradictoirement, relaxe la prévenue pour les faits de non-représentation concernant Dimitri à compter du 25 janvier 2014, date de sa majorité, la déclare coupable des autres faits et maintient la peine de dix-huit mois. - **9 novembre 2015** : la Cour d'appel, par arrêt de défaut, confirme la culpabilité, réforme la peine en la portant à un an d'emprisonnement, ajoute une amende de 5 000 euros et décerne mandat d'arrêt. - **20 juin 2016** : la prévenue, absente et représentée par un avocat commis d'office, forme opposition. La partie civile conclut au maintien de l'arrêt. Le ministère public requiert la confirmation des peines. La Cour est ainsi sais
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