jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 6 mars 2017, d. CO. c/ Le Ministère public
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 06 mars 2017, n° 15887 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 06 mars 2017, n° 15887 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2017/03-06-15887)) ## Faits et procédure Les époux d. CO. et g. LE PA. se sont mariés à Monaco le 27 septembre 2003. Un enfant est né de cette union en 2005. Le divorce a été prononcé à une date que la décision situe en 2012 et confirmé en appel le 20 septembre 2013. Avant ce prononcé, deux décisions avaient fixé les obligations pécuniaires du père : un jugement du 10 juillet 2008, confirmé par arrêt du 24 mars 2009, mettait à sa charge une part contributive à l'entretien et à l'éducation de l'enfant de 800 euros par mois et une pension alimentaire de 2 500 euros par mois au profit de l'ex-épouse. La décision de 2012, confirmée en 2013, a maintenu la part contributive de 800 euros et ajouté une prestation compensatoire en capital de 30 000 euros. Le 3 novembre 2015, g. LE PA. a porté plainte pour abandon de famille. Lors de son audition, le prévenu a reconnu ne plus avoir versé les sommes de 800 euros et de 2 500 euros depuis 2009, qu'il présentait comme une protestation contre le vol de dossiers médicaux de ses patients. Il a précisé ne pas avoir acquitté la prestation compensatoire et ne pas entendre le faire. Il a produit des pièces relatives à des règlements directs de frais scolaires et de cantine, pour un montant total de 11 891,71 euros. Par jugement du 11 octobre 2016, le Tribunal correctionnel a déclaré d. CO. coupable du délit d'abandon de famille, prévu par les articles 26, 27 et 296 du Code pénal, pour la période du 3 novembre 2012 au 3 novembre 2015. Il l'a condamné à huit mois d'emprisonnement et à 2 000 euros de dommages-intérêts au profit de la partie civile. Le prévenu et le ministère public ont interjeté appel, respectivement à titre principal et incident, le 25 octobre 2016. ## Question de droit La Cour devait déterminer si les éléments constitutifs de l'infraction d'abandon de famille étaient réunis, au regard de l'article 296 du Code pénal, en particulier si le défaut de paiement était volontaire. Elle devait également apprécier la pertinence des moyens tirés de l'impécuniosité du débiteur et du comportement reproché à l'ex-épouse, ainsi que le quantum de la peine. L'article 296 du Code pénal, tel que reproduit par la Cour, dispose que la personne qui, en méconnaissance d'une décision la condamnant à verser une contribution aux charges du ménage ou une pension alimentaire, « sera volontairement demeurée plus de deux mois sans fournir la totalité des subsides déterminés par le juge ni acquitter le montant intégral de la pension ». Le texte ajoute que « Le défaut de paiement sera présumé volontaire sauf preuve contraire ». ## Solution et dispositif La Cour retient d'abord la matérialité du défaut de paiement. Elle relève que le caractère définitif et exécutoire des décisions n'était pas discuté et que le non-paiement de la pension de 2 500 euros et de la prestation compensatoire n'était pas contesté. S'agissant de la part contributive, elle juge que les règlements effectués, même établis par des reçus, « ne couvr
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- c0d471e845c9eefe57f28314818300ab937a3e4a54f36b1e62ce067bb52e1216
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.