jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 27 juin 2017, Monsieur r. ST. c/ Madame l. MO.
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 27 juin 2017, n° 16150 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 27 juin 2017, n° 16150 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2017/06-27-16150)) ## Faits et procédure Par acte sous seing privé du 25 novembre 2013, M. r. ST., associé avec son épouse de la société à responsabilité limitée LA GE., et Mme l. MO. sont convenus de la cession de 40 % des parts sociales de cette société, au prix de 440.000 euros. L'acte prévoyait la rédaction d'un « contrat définitif » dont l'unique condition suspensive était l'obtention des autorisations gouvernementales nécessaires à la cession. Il comportait également une clause compromissoire, stipulée au point 6, soumettant « tout litige concernant le présent acte ou en lien avec celui-ci » à un arbitrage selon les règles de la Chambre Arbitrale de Monaco. Mme MO. a versé 165.000 euros en cinq fractions entre le 27 novembre 2013 et le 21 mars 2014. Le 30 juin 2014, M. ST. a signé une reconnaissance de dette portant sur cette somme, « à valoir sur l'acquisition de 40% des parts », et s'engageant « de manière ferme et irrévocable » à la rembourser « au cas où la cession [...] ne pourrait pas se réaliser ». Par courrier du 17 septembre 2014, il a indiqué qu'il avait été « mis un terme » au projet de cession. Après une mise en demeure restée sans effet (18 novembre 2014), Mme MO. a assigné M. ST. devant le Tribunal de première instance le 24 février 2015 en paiement de 165.000 euros et de 20.000 euros de dommages-intérêts. Elle a ensuite obtenu une saisie-arrêt des parts sociales détenues par M. ST. Le jugement avant dire droit du 25 février 2016 a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par le défendeur au profit de la clause compromissoire. Le jugement du 26 janvier 2017 l'a condamné au paiement de 165.000 euros avec intérêts et de 3.000 euros de dommages-intérêts, a validé la saisie et a ordonné la vente des parts saisies, sous l'exécution provisoire. M. ST. a relevé appel le 8 mars 2017. Il demandait l'annulation de l'exécution provisoire, l'incompétence du juge étatique au profit de l'arbitrage, et subsidiairement la compensation de la créance avec l'acompte. Mme MO. demandait la confirmation du jugement du 25 février 2016 et le rejet de la demande relative à l'exécution provisoire. Le ministère public s'en est rapporté à la sagesse de la Cour. ## Question de droit La Cour d'appel devait trancher deux questions, qu'elle a traitées avant dire droit. La première portait sur la compétence : une clause compromissoire insérée dans un avant-contrat de cession de parts sociales,
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