jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 11 juillet 2017, Monsieur a. g. NA. c/ la SARL RÉGENT
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 11 juillet 2017, n° 16191 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 11 juillet 2017, n° 16191 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2017/07-11-16191)) ## Faits et procédure Par contrat du 30 septembre 2016, la SARL RÉGENT a donné à bail à Monsieur a. g. NA., seul signataire, un appartement, deux caves et deux emplacements de garage dépendant de l'immeuble « X1 » à Monaco. Le loyer annuel était fixé à 180 000 euros, payable mensuellement et par anticipation, pour une durée non renouvelable de trente-deux mois, du 1er août 2016 au 31 mars 2019. Le bail comportait une clause résolutoire, stipulant que, huit jours après une sommation ou un commandement de payer demeuré sans effet, le bail serait résilié de plein droit à la seule volonté du bailleur. Un commandement de payer, délivré le 28 octobre 2016 au seul preneur pour 81 001 euros, est demeuré sans effet dans le délai de huit jours. En l'absence de l'intéressé à son domicile, l'acte a été déposé en Mairie, et mentionnait l'intention du bailleur de se prévaloir de la clause résolutoire, dont le contenu était intégralement reproduit. Par exploit du 10 novembre 2016, la bailleresse a assigné en référé le preneur aux fins de constat de la résiliation de plein droit et d'expulsion. Statuant par défaut le 14 décembre 2016, le juge des référés a constaté la résiliation au 5 novembre 2016, accordé un délai d'un mois pour libérer les lieux, ordonné l'expulsion à défaut et condamné le preneur aux dépens. Le locataire a interjeté appel le 24 janvier 2017. Il sollicitait à titre principal la nullité du commandement, au motif qu'il n'avait pas été signifié à son épouse, et à titre subsidiaire l'absence de référé, en invoquant une contestation sérieuse (délai conventionnel de trente jours) et l'absence d'urgence (paiement allégué le 15 novembre 2016). Il a ensuite, en cause d'appel, soulevé la nullité de l'assignation pour erreur de domicile du bailleur (article 136 du Code de procédure civile). L'intimée a opposé le caractère nouveau de ces demandes et soutenu que le bail invoqué avait été remplacé par un contrat signé le 14 avril 2016 (« non précisé dans la décision » quant à la date de signature retenue par les parties pour la version en vigueur, la Cour ne tranchant pas ce point). ## Question de droit La Cour devait résoudre trois questions : 1. **Procédurale** : une demande de nullité du commandement et de l'assignation, formée pour la première fois en appel après discussion au fond, est-elle recevable ? 2. **Compétence et office du juge des référés** : le juge des référés saisi sur le fondement d'une clause résolutoire
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