jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 25 septembre 2017, Monsieur t. DU. c/ le Ministère public
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 25 septembre 2017, n° 16313 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 25 septembre 2017, n° 16313 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2017/09-25-16313)) ## Faits et procédure Le 21 octobre 2016, lors de la rencontre de football opposant l'A.S. Monaco au Montpellier Hérault Sport Club, un objet fumigène fut allumé puis déposé au sol, au bas de la tribune populaire du stade Louis II, au milieu d'un groupe d'une vingtaine de supporters. Un stadier de l'équipe de Montpellier désigna aux policiers de la Sûreté publique M. t. DU. comme auteur de ces faits. Interpellé à l'issue de la rencontre, ce dernier reconnut avoir « craqué l'engin pyrotechnique » lors du premier but de l'équipe adverse. Lors de son audition, il déclara avoir dissimulé dans son caleçon un dispositif pyrotechnique de petite taille, de type stroboscope, qu'il savait interdit dans l'enceinte du stade, puis avoir allumé la mèche au moyen d'un briquet avant de le jeter à ses pieds. Il invoqua l'effet de l'alcool, dont le taux était de 0,61 mg par litre d'air expiré, et reconnut « la bêtise de [son] geste » ainsi que le danger représenté par ce type de dispositif. Il précisa être célibataire, sans enfant, facteur salarié et percevoir un revenu mensuel de 1 400 euros, pour un loyer de 400 euros. Cité devant le tribunal correctionnel pour avoir transporté hors de son domicile, sans autorisation, « une arme de catégorie C, en l'espèce un fumigène », le prévenu fut déclaré coupable par jugement du 25 avril 2017 et condamné à une amende de 1 500 euros. Le tribunal releva que les spécifications de l'objet n'étaient pas précisées dans la procédure, mais estima que l'effet de son allumage au sein d'un groupe suffisait à caractériser sa dangerosité, sans qu'une personne ait été blessée, le législateur ayant employé le terme « susceptible ». Le prévenu interjeta appel le 8 mai 2017, le procureur général formant appel incident le même jour. À l'audience du 26 juin 2017, la défense sollicita la relaxe, tandis que le ministère public requit la confirmation du jugement. Les casiers judiciaires français et monégasque ne mentionnaient aucune condamnation. L'arrêt fut lu le 25 septembre 2017 (dossier PG n° 2016/001978). ## Question de droit La question posée à la C
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