jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 31 octobre 2017, La Société A c/ Madame p. BU.
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 31 octobre 2017, n° 16488 > **Décision commentée :** Cour d'Appel de Monaco, 31 octobre 2017, n° 16488 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2017/10-31-16488)) ## Faits et procédure Une salariée, embauchée en contrat à durée indéterminée par la SAM A à compter du 1er octobre 1997 en qualité de conditionneuse machiniste, avait auparavant effectué plusieurs missions d'intérim au sein de la même société, par l'intermédiaire d'une entreprise de travail temporaire. Par avenant du 12 février 2008, elle avait été affectée aux fonctions d'opératrice technique. Le 17 novembre 2011, le médecin du travail a déclaré la salariée inapte à son poste, avec demande de reclassement. Le 25 novembre 2011, l'employeur, estimant ne pas pouvoir reclasser la salariée, a sollicité la réunion de la commission prévue par la loi n° 1.348 du 25 juin 2008. Cette commission, réunie le 2 décembre 2011, s'est opposée au licenciement, en retenant notamment que l'employeur ne démontrait pas une véritable recherche de poste adapté et que la salariée était apte à un poste au contrôle qualité ou aux « OTC », à temps plein ou à défaut à mi-temps. Par courrier remis en main propre le 12 décembre 2011, l'employeur a proposé un poste à mi-temps de contrôle et veille préventive des produits sur ligne. La salariée a répondu, le 15 décembre, qu'elle était favorable au principe de ce poste mais qu'elle souhaitait des précisions, notamment sur les horaires, le coefficient et la position de l'employeur à l'égard des postes de contrôle qualité. L'employeur a répondu le 21 décembre, sans, selon la Cour, apporter de réponse aux interrogations posées. Une nouvelle demande de la salariée a suivi le 26 décembre. Un avenant au contrat, adressé le 6 janvier 2012, a fixé les horaires du poste de 17 heures à 21 heures. La salariée a répondu le 24 janvier, et l'employeur a notifié le licenciement le 26 janvier 2012, en se prévalant de l'absence de réponse dans le délai imparti. Saisi par la salariée, le Tribunal du travail a, par jugement du 5 janvier 2017 (rectifié le 19 janvier 2017), rejeté la demande de reprise d'ancienneté, retenu un licenciement fondé sur un motif valable mais abusif, et condamné la société au paiement de 40.000 euros de dommages et intérêts
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