jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 19 février 2018, j. DJ. et a. RI. c/ Le Ministère Public et autres
Résumé
# Cour d'Appel de Monaco, 19 février 2018, n° 16733 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 19 février 2018, n° 16733 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2018/02-19-16733)) ## Faits et procédure Le 30 avril 2016, des sapeurs-pompiers interviennent dans un immeuble de Monaco où un incendie s'est déclaré dans la cave n° 8, située au premier sous-sol. Le Caporal-Chef LH., en progressant dans la cave où sont constatés trois foyers distincts, pose la main gauche sur le mur situé à droite de l'entrée. Sa main rencontre un branchement électrique sous tension, ce qui lui cause une vive douleur. Transporté au centre hospitalier, il se voit délivrer un certificat médical faisant état d'une incapacité totale de travail (ITT) de neuf jours. Les investigations révèlent la présence, dans la cave, d'un branchement artisanal raccordé au boîtier électrique des parties communes, non conforme aux normes de sécurité. Il n'est toutefois pas possible d'affirmer que ce branchement est à l'origine du départ de l'incendie. Les locataires de la cave sont identifiés comme étant les époux DJ. L'exploitation des caméras de vidéosurveillance montre que M. DJ. est descendu dans les caves à 23 h 02 le 29 avril 2016, cigarette à la main, et qu'il est remonté cinq minutes plus tard sans cigarette. Il conteste y avoir jeté son mégot, expliquant qu'il n'avait pu pénétrer dans son local faute de clé. Il affirme n'être jamais intervenu sur le branchement, présent lors de sa prise de possession des lieux. Son prédécesseur, Mme LO., déclare que ce branchement n'existait pas lorsqu'elle occupait les lieux jusqu'en octobre 2014. Cités des chefs de blessures involontaires, les époux DJ. sont jugés par défaut le 30 mai 2017. Sur leur opposition, le Tribunal correctionnel, par jugement du 10 octobre 2017, met à néant le jugement précédent, les déclare coupables, les condamne à six mois d'emprisonnement avec sursis, et place M. DJ. et Mme DJ. sous le régime de la liberté d'épreuve pendant trois ans avec obligation de réparer les dommages. Sur les intérêts civils, il reçoit les constitutions de partie civile de M. LH. et de Mme DU. épouse LH., ordonne une expertise médicale et alloue des indemnités provisionnelles. Il reçoit également l'intervention volontaire de l'État de Monaco, en sa qualité d'employeur et d'assureur-loi de l'employeur. Les prévenus interjettent appel principal le 25 octobre 2017, et le Ministère public forme appel incident le 26 octobre 2017. ## Question de droit La Cour d'appel est saisie de la question de savoir si le maintien, par les occupants d'un local, d'un branchement électrique artisanal dont ils ont constaté la présence dès leur entrée dans les lieux, sans établir qu'ils en sont les auteurs, constitue un défaut de précaution au sens de l'article 251 du Code pénal, et si ce défaut peut être regardé comme la cause du dommage subi par un sapeur-pompier venu intervenir, alors même que l'électricité n'avait pas encore été coupée. Cette question se décompose en trois problèmes : l'élément matériel de la faute (le défaut de précaution), l'exigence d'une connaissance du danger, et le lien de causalité entre cette faute et les blessures. ## Solution et dispositif La Cour confirme le jugement en toutes ses dispositions. Elle retient la responsabilité pénale des prévenus et confirme la peine, qui « tient compte de la nature de l'infraction et des circonstances de sa commission, mais aussi de l'étendue du préjudice et de sa nécessaire réparation ainsi que de la personnalité des auteurs ». Sur l'action civile, elle relève que les prévenus « ne développent aucun moyen à l'appui de leur appel des dispositions civiles du jugement ». Le dispositif est ainsi rédigé : > « Reçoit Monsieur et Mad
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- d0f856218df088429531bdda38fad4550e1d0e26e66fa7cdb21c64b1de01c362
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.