jurisprudence · v1.0.0
Cour d'appel, 3 décembre 2018, a. RO. et le Ministère Public c/ g. a. TE.
Résumé
## I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige ### A. Origine du litige et pr??tentions des parties # Cour d'Appel de Monaco, 03 décembre 2018, n° 17445 > Décision commentée : Cour d'Appel de Monaco, 03 décembre 2018, n° 17445 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/cour-appel/2018/12-03-17445)) ## Faits et procédure Un investisseur, a. RO., domicilié à Londres, a confié en 2006 un mandat de gestion à la société C (S.A.M. C), qui devait gérer des avoirs déposés à la banque B, à Monaco, sur un compte ouvert au nom d'une société A dont il est le bénéficiaire économique. Il a découvert en 2011 une perte d'environ 1.700.000 euros, sur un montant investi de 2.700.000 euros, et a déposé plainte avec constitution de partie civile. Le prévenu, g. a. TE., de nationalité italienne, était lié à la société C par un contrat d'apporteur d'affaires. Il était poursuivi pour escroquerie, exercice d'une activité commerciale sans autorisation et exercice d'une activité de gestion de Par cette d??cision rendue par **Cour d'Appel de Monaco** (MC) sous la r??f??rence **Cour d'appel, 3 décembre 2018, a. RO. et le Ministère Public c/ g. a. TE.**, la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Exercice d'une activité commerciale ou financière sans autorisation - Gestion de fonds déposés sur un compte bancaire monégasque - Absence d'activité sur le territoire monégasque - Relaxe Escroquerie - Gestion de fonds - Ordre de virement de fonds - Imitation de signature - Manœuvres frauduleuses imputables au prévenu (non) - Relaxe Le plaignant ayant perdu 1.700.000 euros à la suite d'opérations financières réalisées par la société à laquelle il avait confié un mandat de gestion pour gérer des fonds déposés sur un compte bancaire ouvert auprès??? ?? ### B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), **Cour d'Appel de Monaco** devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s ### A. La question juridique centrale soumise au juge La question d??terminante pos??e ?? **Cour d'Appel de Monaco** consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence - Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en **MC** au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation ### A. L'articulation du syllogisme juridictionnel Pour trancher le diff??rend, **Cour d'Appel de Monaco** proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? e société pouvait gérer le compte détenu par le plaignant. En conséquence, il ajoutait qu'il ne connaissait pas le rôle joué par g. TE. dans cette affaire. a. RO. était également entendu. Il expliquait que g. TE. avait en réalité été présenté à sa mère lorsque celle-ci avait ouvert un compte bancaire auprès de la banque B. Il expliquait qu'il s'agissait d'un « package » considérant que « la gestion était faite par la S. A. M. C et le dépôt des avoirs à la banque B », g. TE. s'occupant des conseils. C'est au décès de sa mère qu'il avait fait la connaissance de g. TE. et sur??? ?? ### B. Dispositif et sens de la d??cision Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? Conseiller, Magistrats en ayant délibéré et ce en application des articles 58 à 62 de la Loi n° 1.398 du 24 juin 2013, relative à l'administration et à l'organisation judiciaires ; Lecture étant donnée à l'audience publique du trois décembre deux mille dix-huit par Monsieur Eric SENNA, Conseiller, faisant fonction de Président, assisté de Mademoiselle Bénédicte SEREN, Greffier, en présence de Monsieur Hervé POINOT, Procureur général adjoint, et ce en application des dispositions des articles 58 à 62 de ladite Loi. ?? ## IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques ### A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle Cette d??cision consolide la jurisprudence de **Cour d'Appel de Monaco** et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en **MC**.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens - **Qualification rigoureuse** : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- **Consolidation probatoire** : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- **R??f??rence jurisprudentielle** : citer cet arr??t (**Cour d'appel, 3 décembre 2018, a. RO. et le Ministère Public c/ g. a. TE.**) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.
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