jurisprudence · v1.0.0
Tribunal correctionnel, 5 juillet 2011, g. PI. dit j-p SA. c/ le Ministère public
Résumé
# Tribunal Correctionnel de Monaco, 05 juillet 2011, n° 12059 > Décision commentée : Tribunal Correctionnel de Monaco, 05 juillet 2011, n° 12059 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-correctionnel/2011/07-05-12059)) ## Faits et procédure Le prévenu, de nationalité italienne, fait l'objet d'une procédure pénale à Monaco à raison d'activités liées à la société TRI STAR MONACO CORPORATION-LIMAD MANAGEMENT (T.S.M.), immatriculée au Répertoire du Commerce et de l'Industrie le 30 avril 1998. Il en était administrateur aux côtés d'un autre dirigeant. Par jugement rendu par défaut le 14 novembre 2006, signifié au Parquet le 5 décembre 2006 et notifié à personne, le Tribunal de première instance a relaxé le prévenu du chef d'exercice d'une activité commerciale sans autorisation, et l'a condamné pour le surplus à quatre ans d'emprisonnement et 90 000 euros d'amende. Les préventions visaient notamment des infractions à la législation sur les chèques, des escroqueries, des abus de confiance, des détournements de fonds remis à titre de dépôt et une banqueroute frauduleuse. Le prévenu a été extradé. Selon le décret du Premier ministre français du 28 février 2011, l'extradition n'a pas été accordée pour les infractions relatives à la législation sur les chèques, faute d'incrimination équivalente en droit français. Le prévenu a déclaré former opposition au jugement par procès-verbal du 12 mai 2011, dressé par le Substitut du Procureur Général. Il a été cité par exploit du 20 mai 2011. Des jugements contradictoires des 13 et 31 mai 2011 ont maintenu les effets du mandat d'arrêt et son placement en détention. Les débats se sont tenus les 13 mai, 31 mai et 14 juin 2011, et le jugement a été prononcé le 5 juillet 2011. Sur le fond, le Tribunal retient que les investisseurs et employés de la société ont été victimes de manœuvres et de détournements, que la société n'a jamais eu d'activité économique réelle et qu'elle a été placée en liquidation judiciaire le 14 octobre 1999. Il relève que le prévenu a agi aux côtés de son coprévenu, dont il tirait l'essentiel de ses ressources, et qu'il ne pouvait ignorer ses activités frauduleuses. Il tient compte de la multiplicité des délits, de l'importance du préjudice et de condamnations
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