jurisprudence · v1.0.0
Tribunal correctionnel, 27 septembre 2011, Ministère public c/ SAM RJ Richelmi SA, J. A., SAS Entrepose Échafaudages, R. B., SARL 2P2M et Pat. M.
Résumé
# Tribunal Correctionnel de Monaco, 27 septembre 2011, n° 7493 > Décision commentée : Tribunal Correctionnel de Monaco, 27 septembre 2011, n° 7493 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-correctionnel/2011/09-27-7493)) ## Faits et procédure Le 19 février 2010, trois ouvriers intérimaires, mis à la disposition de la société R.J. Richelmi S.A., chutèrent du niveau 0 au niveau -2 d'une cage d'ascenseur vide de toute machinerie, dans le cadre d'un chantier de rénovation de l'Hôtel Hermitage. Ils y travaillaient sur une plateforme d'un mètre de large, avançant d'un mètre en porte-à-faux au-dessus du vide et maintenue à son autre extrémité par deux platines, elles-mêmes ancrées au sol par des chevilles. Les victimes subirent des blessures graves. M. J.F.G. présentait notamment un traumatisme du bassin et une fracture de côte. M. N. Da S. R. souffrait d'un traumatisme crânien avec une semaine de coma. M. J.A.G.D. présentait une fracture du foie nécessitant une intervention en urgence, ainsi que plusieurs fractures costales et sternales. Une information judiciaire fut ouverte. L'expertise établit que la chute résultait de l'arrachement des chevilles. Le tribunal relève que ces chevilles avaient été posées « dans le mépris le plus total des règles » figurant sur leur emballage, et que leur longueur de pénétration réelle était « dérisoire ». Cinq personnes physiques et morales furent renvoyées pour blessures involontaires, sur le fondement des articles 4-1 à 4-4 et 29-1 à 29-8 du Code pénal, ainsi que d'arrêtés ministériels relatifs à la sécurité du travail. Les prévenus étaient la société R.J. Richelmi S.A. et son chef de chantier J.A., la société Entrepose Échafaudages et son salarié R.B., la société 2P2M et son salarié Pat. M. Des parties civiles, victimes et membres de leur famille, se constituèrent, de même que les intervenants forcés, l'employeur et son assureur-loi. Le tribunal rejeta les exceptions de nullité soulevées à l'encontre du rapport d'expertise, au motif que le nettoyage du sol litigieux avait été ordonné par le juge d'instruction lui-même. ## Question de droit La décision soulève deux questions distinctes. La première porte sur la recevabilité de l'action civile : les proches de la victime de blessures involontaires, qu'il s'agisse des enfants, des parents ou du conjoint, peuvent-ils obtenir réparation de leur propre préjudice affectif dev
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- da01fcaea163ec590fdf528a5073d8f802172c79ae577e347d76261e28dda4ed
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.