jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 29 juin 1972, Dame T. c/ M.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 29 juin 1972, n° 25040 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 29 juin 1972, n° 25040 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/1972/06-29-25040)) ## Faits et procédure Un jugement du 13 mai 1971 prononce le divorce des époux M.-T. et confie la liquidation de leur régime matrimonial à Maître Jean-Charles Rey, notaire. Un procès-verbal de difficulté et de non-conciliation est dressé le 10 novembre 1971. Par exploit du 13 mars 1972, l'épouse, Dame T., assigne l'ex-époux, M., afin de voir désigner le notaire pour procéder à une vente aux enchères du domicile conjugal, réservées aux deux ex-époux. Elle demande également la vente aux enchères publiques, par huissier, des meubles, le versement du prix en l'étude du notaire, et la condamnation de M. au paiement de 10 000 francs d'indemnité d'occupation ainsi que de 2 000 francs de dommages-intérêts. M. conclut qu'il ne s'oppose pas à la vente aux enchères de l'appartement, mais que celles-ci doivent être ouvertes à toute personne. Il demande l'inventaire et le partage des meubles, y compris un véhicule Alfa Roméo et les objets emportés par l'épouse lors de son départ. Il forme en outre une demande reconventionnelle portant sur la moitié de la rente viagère et des frais de copropriété qu'il a seul acquittés depuis novembre 1970, ainsi que sur le remboursement de 1 250 francs d'indemnité d'assurance perçue par l'épouse. Le jugement est rendu par le Tribunal de première instance, siégeant avec MM. Rossi (vice-président) et François (premier substitut du procureur général). Les plaideurs sont assistés de MMe Clérissy, Lorenzi et Sbarrato. Le texte ne précise pas la date exacte à laquelle la vente de l'Alfa Roméo aurait été conclue (non précisé dans la décision). ## Question de droit La décision soulève plusieurs questions, dont trois présentent un intérêt doctrinal particulier : 1. **Le mode de sortie de l'indivision post-divorce.** Lorsque les immeubles communs ne peuvent être commodément partagés ou attribués, la vente par licitation doit-elle être ordonnée, et les enchères peuvent-elles être réservées aux ex-époux ? 2. **La validité d'une vente entre époux non conforme à la loi n° 891 du 6 juillet 1970.** Le non-respect des formes prescrites entraîne-t-il la nullité de la vente, et quelle en est la conséquence pour le conjoint acquéreur sur le bien concerné par la communauté ? 3. **La charge de la preuve en matière de biens revendiqués dans la communauté, et l'appréciation des demandes accessoires** (indemnité d'occupation, dommages-intérêts, créances entre époux). ## Solution et dispositif Le tribunal retient, sur le premier point, que « si le partage en nature est la règle, il convient de procéder à la vente par licitation dans le cas où les immeubles ne peuvent être commodément partagés ou attribués ». Il estime que tel est le cas de l'appartement commun, les ex-époux n'ayant pu s'ent
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