jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 15 juillet 1976, F. c/ O.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 juillet 1976, n° 25832 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 juillet 1976, n° 25832 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/1976/07-15-25832)) ## Faits et procédure Le sieur F. a été engagé le 1er octobre 1970, en qualité de chauffeur-livreur, par un contrat de travail à durée indéterminée conclu avec le sieur T., propriétaire d'un fonds de commerce de boulangerie-pâtisserie. Ce fonds a été donné en gérance libre au sieur O. par contrat notarié du 25 avril 1972, avec effet au 1er mai 1972. Le salarié est demeuré à son service dans les mêmes fonctions. Par lettre du 12 juillet 1974, O. a licencié F., qui a continué à travailler et à percevoir son salaire jusqu'au 4 août 1974 inclus. Le Tribunal du Travail, par jugement du 6 février 1975, non signifié, a condamné O., pris en sa qualité de gérant, à payer à F. 900 francs d'indemnité compensatrice de préavis, 425 francs d'indemnité compensatrice de congés payés et 2 820 francs d'indemnité de licenciement, avec intérêts de droit à compter de la demande. Il a également ordonné la remise d'un certificat de travail et de bulletins de paie, et débouté O. de sa demande reconventionnelle en dommages-intérêts ainsi que F. du surplus de ses prétentions. Devant le Tribunal, statuant comme juridiction d'appel, F. limitait son appel principal à deux demandes : 10 800 francs au titre de 180 jours de repos hebdomadaire non pris et non rémunérés, et 20 000 francs de dommages-intérêts pour rupture abusive. O. concluait au débouté de l'appel principal et formait appel incident. Il soulevait une exception d'irrecevabilité de l'action dirigée contre lui, soutenant qu'il n'avait pas à supporter personnellement les conséquences d'un licenciement ordonné par le propriétaire du fonds, et qu'il ne pouvait être tenu d'une indemnité de licenciement calculée sur une ancienneté antérieure à la gérance. Il sollicitait en outre 5 000 francs de dommages-intérêts pour des procédures de saisie qu'il qualifiait d'abusives et vexatoires. ## Question de droit La décision soulève plusieurs questions, dont trois présentent un intérêt doctrinal : 1. **Recevabilité** : le gérant libre d'un fonds de commerce est-il tenu, à l'égard du salarié engagé par le propriétaire, des contrats de travail en cours, et peut-il être recherché en cette qualité ? 2. **Ancienne
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