jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 10 février 2000, G.-A. c/ G.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 10 février 2000, n° 26776 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 10 février 2000, n° 26776 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2000/02-10-26776)) ## Faits et procédure Une société en nom collectif, dénommée « A.-G. et G. », a été constituée le 14 février 1990 pour l'exploitation d'un stand de traiteur et d'un bar-restaurant situés dans le marché de Monte-Carlo. Elle réunissait Mme G.-A. et les frères H. et T. G. La durée de la société était fixée à 99 ans à compter de la réalisation de la condition suspensive tenant à l'obtention des autorisations administratives d'exploitation, condition réalisée peu après. Le capital, de 300 parts, était réparti à raison de 100 parts par associé. En 1995, Mme G.-A. a été engagée dans la fonction publique monégasque en qualité de secrétaire contractuelle. Au regard de l'article 8 de la loi n° 975 du 12 juillet 1975 portant statut des fonctionnaires de l'État, elle a cédé ses parts, avant qu'un acte notarié du 3 janvier 1996 n'annule ces cessions, à la suite d'un rappel de la Mairie fondé sur l'article 11 des conventions d'occupation du domaine public. Les tentatives ultérieures de transformation de la société en commandite simple, puis de cession de ses parts à un tiers, se sont heurtées à des refus d'agrément de la Mairie et à un refus de dérogation du Ministre d'État, motivé par la crainte d'un précédent (lettres des 25 octobre 1996, 5 novembre 1996 et 21 février 1997, selon l'exposé des faits de la décision). Par acte du 14 septembre 1998, Mme G.-A. a assigné ses co-associés en dissolution de la société et en désignation d'un liquidateur, sur le fondement de l'article 1709 du Code civil. Les défendeurs ont conclu au débouté et formé une demande reconventionnelle en dommages-intérêts pour procédure abusive. La demanderesse a en outre réclamé des dommages-intérêts pour résistance abusive et l'exécution provisoire du jugement. Le Tribunal était saisi, selon les motifs, de deux « justes motifs » invoqués : la disparition de l'affectio societatis et l'incompatibilité entre le statut de fonctionnaire et la qualité d'associé. La décision n'indique pas la date de la « mise en demeure » ni l'issue précise des démarches d'agrément relatives à la cession, ces é
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