jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 13 juillet 2000, Monte-Carlo Grand Hôtel c/ O.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 13 juillet 2000, n° 26820 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 13 juillet 2000, n° 26820 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2000/07-13-26820)) ## Faits et procédure Un salarié, F. O., engagé à compter du 13 janvier 1992 par la société Loews Hôtel Monaco, puis titulaire d'un contrat à durée indéterminée depuis le 1er novembre 1994 en qualité de demi-chef de rang, est licencié pour faute grave le 1er août 1997. La lettre de licenciement reproche notamment l'introduction, le 17 avril 1997, d'une bouteille de whisky vide destinée à des « manipulations », ainsi que des écarts constatés sur des stocks de champagne et une clef suspecte découverte en juillet 1997. Par jugement du 18 mars 1999, le Tribunal du travail déclare le licenciement non fondé sur un motif valable et abusif, condamne l'employeur au paiement d'indemnités de préavis, de congés payés, de congédiement et de licenciement, ainsi qu'à 50 000 francs de dommages-intérêts. Il rejette en revanche la demande d'indemnité dite « monégasque de 5 % ». Le jugement est signifié le 19 avril 1999. La société, désormais Monte-Carlo Grand Hôtel SAM, interjette appel le 20 avril 1999, « parte in qua », limité à la qualification du licenciement. Le salarié forme appel incident par conclusions du 21 octobre 1999. Il demande notamment la majoration des dommages-intérêts à 250 000 francs, la réformation sur l'indemnité de 5 %, et 500 000 francs de dommages-intérêts pour appel abusif. Il produit en outre une attestation nouvelle de I. F., datée du 26 avril 1999, selon laquelle un témoignage aurait été établi à la demande de l'employeur. L'employeur sollicite, de son côté, un sursis à statuer fondé sur l'article 3, alinéa 2, du Code de procédure pénale, en raison d'une plainte avec constitution de partie civile déposée le 26 janvier 2000 pour usage de faux. ## Question de droit La décision soulève quatre questions : 1. La recevabilité de l'appel principal limité à une partie du jugement, et celle de l'appel incident formé après l'expiration du délai d'appel. 2. Le bien-fondé d'un sursis à statuer lorsqu'une
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