jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 16 novembre 2000, G. c/ Société Banque Monégasque de Gestion (BMG)
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 16 novembre 2000, n° 26827 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 16 novembre 2000, n° 26827 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2000/11-16-26827)) ## Faits et procédure Le 17 mai 1995, les époux G. ouvrent auprès de la Banque monégasque de gestion (BMG) un compte joint, et signent le même jour une convention de compte courant autorisant la création de sous-comptes libellés en francs ou en d'autres monnaies. Aux termes de cette convention, la banque adresse des relevés périodiques, l'absence de réclamation écrite dans les 30 jours valant approbation des opérations mentionnées (art. 8). Le titulaire doit s'assurer de la bonne réception « de tous relevés et avis, la Banque étant libérée de toute obligation à cet égard ». Les avis et documents peuvent être envoyés au domicile des clients. À partir de juillet 1995, M. G. (à l'exclusion de son épouse) réalise de nombreuses opérations spéculatives de change à terme. Les ordres sont donnés verbalement, le plus souvent par téléphone, et la signature du client ne figure pas sur les pièces internes de la banque. Les exécutions ne soulèvent pas de difficulté jusqu'à l'été 1997. Des difficultés surgissent alors. Le client reproche à la banque la liquidation anticipée d'une position de vente de dollars, l'exécution d'opérations non ordonnées, la clôture anticipée du compte et la non-exécution d'un ordre portant sur des warrants financiers. Les époux G. assignent la BMG en responsabilité et réclament la réparation d'une perte de change de 1 635 000 DM, d'un manque à gagner, ainsi que d'une perte sur warrants (90 000 000 lires) et 500 000 francs de dommages-intérêts complémentaires. Ils fondent notamment leurs prétentions sur la loi n° 1.194 du 9 juillet 1997 et l'ordonnance n° 13.184 du 16 septembre 1997. La banque conclut au rejet et forme une demande reconventionnelle de 200 000 francs pour procédure abusive. Le Tribunal de première instance rejette l'ensemble des demandes des époux G. ainsi que la demande reconventionnelle de la banque. ## Question de droit La décision soulève plusieurs questions, qui peuvent être résumées ainsi : 1. Les dispositions de la loi n° 1.194 et de l'ordonnance n° 13.184 sont-elles applic
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