jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 22 février 2001, SNC A.-G. et G. c/ Commune de Monaco
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 22 février 2001, n° 26837 > **Décision commentée :** Tribunal de Première Instance de Monaco, 22 février 2001, n° 26837 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2001/02-22-26837)) ## Faits et procédure La société en nom collectif A.-G. et G. (ci-après la SNC) exploitait, sur le domaine public communal, un stand de traiteur n° 2 et deux emplacements de parkings annexes, dans un immeuble de la Commune de Monaco. Elle occupait également, dans le même immeuble mais à un autre niveau, des locaux à usage de restaurant, en vertu d'une convention distincte. La convention relative au stand de traiteur est venue à expiration le 15 mai 1999, sans qu'une nouvelle demande d'autorisation d'occupation ait été présentée par la SNC. Par ordonnance du 11 janvier 2000, le juge des référés, saisi par la commune, a ordonné sous astreinte la libération du stand et des parkings. La SNC a interjeté appel. Par arrêt du 7 mars 2000, la Cour d'appel l'a déboutée et a confirmé l'ordonnance quant à l'expulsion. La SNC a libéré les lieux le 17 février 2000, date de remise des clefs. Parallèlement, la SNC a assigné la commune le 20 janvier 2000. Ses prétentions initiales tendaient, notamment, à faire constater la reconduction contractuelle de la convention pour trois ans, à faire déclarer nulle une lettre du maire du 2 mars 1999, et à obtenir 300 000 francs de dommages-intérêts pour procédure abusive et vexatoire. Dans ses dernières écritures, elle a abandonné les demandes relatives à la prolongation de la convention et n'a maintenu que la demande indemnitaire. La commune a conclu au rejet et formé une demande reconventionnelle de 100 000 francs de dommages-intérêts pour procédure abusive et vexatoire, ainsi que d'une indemnité de 61 428,18 francs pour l'occupation indue de son domaine public du 15 mai 1999 au 17 février 2000. Le tribunal était composé de M. Narmino, président, et de Mlle Le Lay, premier substitut du procureur général. Les avocats étaient Me Brugnetti et Me Léandri (la décision ne précise pas le détail de leur rôle respectif, les mentions figurant en pied de jugement se bornant à les désigner comme avocats-défenseurs). ## Question de droit Le litige posait deux questions distinctes. La première portait sur la responsabilité de la commune : l'occupant dont la convention d'occupation du domaine public, précaire et révocable, n'a pas été renouvelée à son terme peut-il obtenir réparation du préjudice économique et commercial qui en résulte ? Le tribunal répond que ce préjudice « ne saurait être indemnisé qu'à la condition d'établir que la commune a commis une faute en mettant fin à l'occupation des lieux ». La seconde concernait la réciproque : l'occupant qui se maintient dans les lieux après l'expiration de la convention, sans titre, engage-t-il sa responsabilité envers la collectivité, et selon quelle évaluation ? Une troisième question, de nature procédurale, portait sur le caractère éventuellement abusif de l'action introduite par la SNC alors qu'une décision de référé ordon
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- d903003e7c2c687505f03983fd826ab349bde87a63ef575f1d7f0c0e6375f016
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.