jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 20 décembre 2001, G. c/ X
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 décembre 2001, n° 26978 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 décembre 2001, n° 26978 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2001/12-20-26978)) ## Faits et procédure Le 1er février 1996, F. G. a été victime d'un accident du travail alors qu'il se trouvait au service de la société J.B. P. et F., accident qui lui a causé une atteinte grave au genou droit. Le 27 février 1996, le docteur X, chirurgien au Centre Hospitalier Princesse Grace, a pratiqué sur lui la pose d'une prothèse totale du genou (modèle Duracon). Par deux exploits des 14 mai 1998 et 18 février 1999, F. G. a assigné le docteur X, son assureur de responsabilité (la compagnie Axa Assurances) et le Centre Hospitalier. Il sollicitait leur condamnation in solidum à réparer un préjudice distinct de celui résultant de l'accident, imputé aux fautes du médecin, et demandait avant dire droit une expertise médicale. Par jugement du 18 mai 2000, le tribunal a notamment qualifié le docteur X d'agent public pour l'intervention litigieuse, dit que sa responsabilité et celle du Centre Hospitalier seraient appréciées au regard de la loi n° 983 du 26 mai 1976, et ordonné une expertise confiée au professeur Dominique Poitout. La mission portait sur la nécessité de la prothèse, l'information du patient, son consentement préalable et la conformité de l'intervention aux règles de l'art. Dans son rapport déposé le 6 décembre 2000, l'expert concluait à la justification médicale du traitement, à l'absence de faute et à l'amélioration de l'état du patient. Il estimait toutefois qu'il « semblait » que l'information avait été délivrée, et qu'il était « difficile, en l'absence de signature de tout document écrit », de se prononcer sur le consentement. F. G. s'est opposé à l'homologation du rapport et a demandé une nouvelle expertise. Le médecin, l'assureur et le Centre Hospitalier ont conclu à l'homologation et au rejet de l'action. ## Question de droit La décision soulève trois questions : 1. Quelles sont les obligations du médecin avant une intervention chirurgicale, en matière de consentement et d'information ? 2. Sur qui pèse la charge de la preuve de leur exécution, et par quels moyens peut-elle être rapportée, en partic
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