jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 11 avril 2002, G. c/ T.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 11 avril 2002, n° 26990 > **Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 11 avril 2002, n° 26990 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2002/04-11-26990))** ## Faits et procédure Le litige trouve son origine dans l'exécution de travaux de peinture confiés par G.-L. G. à G. T. dans une villa sise à Roquebrune-Cap-Martin, commune située dans les ressorts respectifs du Tribunal de commerce de Menton et de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence. Par ordonnance de référé du 15 septembre 1992, le président du Tribunal de commerce de Menton a désigné un expert, Fortuné Palmero, avec la « mission habituelle en pareille matière », en précisant que celui-ci devait dresser un programme d'investigations et évaluer ses honoraires. Le rapport d'expertise est daté du 10 mars 1993. Par jugement du 1er décembre 1994, le Tribunal de commerce de Menton a homologué ce rapport et condamné G. T. à verser diverses sommes au titre des désordres, du préjudice de jouissance, du préjudice moral et de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile français. Il a en revanche condamné G.-L. G. au paiement d'un solde de marché. Saisie de l'appel de G. T., la Cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé le jugement par arrêt du 27 mai 1999 (n° 95/9073). Le pourvoi formé par G. T. a fait l'objet d'une décision de retrait du rôle le 31 mai 2000. Par exploit du 15 mars 2001, G.-L. G. a saisi le Tribunal de première instance de Monaco aux fins de déclarer exécutoire en Principauté l'arrêt d'appel, ainsi que de dommages-intérêts supplémentaires. G. T. s'est opposé à la demande en invoquant l'incompétence des juridictions françaises, la méconnaissance de l'ordre public monégasque tenant à la mission de l'expert et au contradictoire, et une réticence dolosive. Le tribunal monégasque a statué le 11 avril 2002 ; une instance d'appel est en cours (cf. indication figurant au texte). ## Question de droit La question posée au juge de l'exequatur était double. Il lui fallait d'abord vérifier, au regard de l'article 18 de la Convention franco-monégasque du 21 septembre 1949, rendue exécutoire par l'ordonnance n° 106 du 2 décembre 1949, que les conditions de l'exequatur étaient réunies : authenticité de la décision, compétence de la juridiction d'origine, régularité de la citation et force de
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