jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 26 février 2004, F. c/ K.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 26 février 2004, n° 27054 > **Décision commentée :** Tribunal de Première Instance de Monaco, 26 février 2004, n° 27054 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2004/02-26-27054)) ## Faits et procédure Les époux K., respectivement de nationalité monégasque (pour l'épouse, selon les éléments du dossier) et suédoise (pour le mari, né en Suède), ont contracté mariage à Göteborg (Suède) le 27 août 1987. Deux enfants sont issus de cette union, nés à Newport Beach (États-Unis). *(Nationalité de l'épouse : non précisée dans la décision.)* Par exploit du 28 mars 2002, l'épouse, M.-A. F., a assigné son mari devant le Tribunal de première instance de Monaco en divorce aux torts exclusifs de celui-ci, sur le fondement de l'article 197-1 du Code civil, en raison de l'adultère allégué. Une ordonnance de non-conciliation du 27 février 2002 lui a attribué la garde provisoire des enfants, fixé un droit de visite au père et mis à sa charge une part contributive et une pension alimentaire pour l'épouse. Les mesures ultérieures, notamment le jugement du 4 juillet 2002, puis l'arrêt de la Cour du 29 juillet 2003, ont modifié certains montants et autorisé le transfert de la résidence des enfants aux États-Unis, sous conditions de droit de visite. Parallèlement, le mari a fait valoir un jugement de divorce rendu par le Tribunal de première instance de Stockholm le 5 juillet 2002, devenu définitif le 26 juillet 2002 et non signifié. Ce jugement avait été saisi, à l'origine, par une requête conjointe déposée le 20 décembre 2001, que l'épouse avait révoquée par lettre du 1er février 2002. Sur ce fondement, l'épouse a assigné le mari le 8 janvier 2003 aux fins de voir déclarer le jugement suédois irrégulier, manifestement contraire à l'ordre public monégasque, et inopposable en Principauté. Elle sollicitait en outre 100 000 euros de dommages-intérêts, en invoquant une fraude. Le mari a conclu au rejet et formé une demande reconventionnelle de 100 000 euros pour procédure abusive. Le ministère public a conclu à l'autorité de la chose jugée à Monaco de la décision suédoise, en tant qu'elle se rapporte strictement à l'état et à la capacité des personnes. ## Question de droit La question posée au Tribunal était double. D'une part, il fallait déterminer dans quelles conditions une décision étrangère de divorce, non soumise à exequatur parce qu'elle modifie l'état d'une personne, peut être écartée en Principauté par une action en inopposabilité. D'autre part, il fallait apprécier si les moyens tirés de l'incompétence du juge étranger, de l'irrégularité de la procédure, de la contrariété à l'ordre public monégasque et de la fraude étaient fondés. ## Solution et dispositif Le Tribunal rejette l'action en inopposabilité après avoir écarté success
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