jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 4 novembre 2004, B. c/ Sté des Bains de Mer et du Cercle des Étrangers
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 04 novembre 2004, n° 27145 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 04 novembre 2004, n° 27145 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2004/11-04-27145)) ## Faits et procédure Le litige oppose R. B., salarié de la Société des Bains de Mer et du Cercle des Étrangers (SBM), à son employeur. Il s'inscrit dans le service du baccara, dont les personnels sont soumis à un régime de rémunération propre, issu de conventions successives. La convention collective du baccara du 31 juillet 1950 faisait de ce service « un organisme particulier » dont le personnel ne participait pas aux avantages des autres salariés. Après l'accord du 9 juin 1964 et son avenant du 13 août 1968, le protocole d'accord du 20 juillet 1978, dit de « fusion des jeux », instaura une masse unique de répartition. Un premier avenant du 22 juin 1982 la compléta, et l'avenant n° 2 du 12 juillet 1982 créa, selon l'exposé de la décision, une nouvelle catégorie de personnel pour les salariés recrutés après le 1er juillet 1982. Par jugement du 11 mai 2000, le Tribunal du travail rejeta l'exception d'incompétence soulevée par la SBM, se déclara compétent et débouta R. B. de l'ensemble de ses demandes. Celui-ci interjeta appel par exploit du 19 juin 2000, « parte in qua », le jugement ayant été signifié le 7 juin 2000. La SBM répondit par des conclusions qui sollicitaient, à titre principal, la réformation du jugement sur la compétence et, à titre subsidiaire, sa confirmation. La date de ces conclusions est indiquée comme étant le 15 novembre 2000 dans l'exposé de la décision, et le 15 septembre 2000 dans ses motifs ; cette divergence n'affecte pas la solution retenue. Huit autres salariés étaient parties à des actions parallèles, la décision désignant « neuf actions en paiement » dirigées contre la SBM. Les demandes portaient sur le nombre de « septièmes » (parts de répartition), les indemnités journalières de banque, le solde de salaire au titre de la répartition, la prime d'ancienneté, le salaire du 1er mai et les congés payés. Le Tribunal, statuant en appel, était composé de M. Narmino, président. Le ministère public était représenté par M. Bellinzona, juge suppléant faisant fonction de substitut général. ## Question de droit La décision soulève trois questions. **En premier lieu**, un appel incident formé par de simples conclusions après l'expiration du délai d'appel est-il recevable ? Le Tribunal s'appuie sur l'article 428 du Code de procédure civile, qui autorise un appel incident « par voie de simples conclusions prises à l'audience ». **En deuxième lieu**, le litige relève-t-il d'un conflit individuel, de la compétence du Tribunal du travail en vertu de
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