jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 20 janvier 2005, L. c/ Sam Sapy
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 janvier 2005, n° 27166 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 janvier 2005, n° 27166 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2005/01-20-27166)) ## Faits et procédure M. L. a été engagé le 18 février 2000 par la société anonyme monégasque Sapy en qualité de voyageur, représentant et placier (VRP), par un contrat à durée indéterminée assorti d'une période d'essai de trois mois. Par télécopie du 30 septembre 2000, il a annoncé sa démission, acceptée le 2 octobre suivant. Un nouveau contrat, daté du 9 octobre 2000, l'a engagé en qualité d'animateur de force de vente, à durée déterminée, jusqu'au 28 février 2001 (la date de 2000 figurant à l'article 2 étant reconnue comme une erreur matérielle). Ce contrat comportait une nouvelle période d'essai de trois mois. L'employeur a mis fin à la relation le 15 janvier 2001, en invoquant une période d'essai « non concluante ». Saisi par M. L., le Tribunal du travail a, par jugement du 25 septembre 2003, rejeté la thèse d'un contrat unique à durée indéterminée, retenu que la rupture était intervenue après l'expiration de la période d'essai, jugé la rupture illégitime faute de faute grave ou de juste motif, condamné la société au paiement des salaires restant dus, et écarté le caractère abusif de la rupture. M. L. a interjeté appel. Il demandait la requalification en contrat à durée indéterminée par novation, la requalification de la rupture en licenciement et l'allocation de diverses indemnités (préavis, congés payés, indemnité de licenciement, dommages-intérêts). La société Sapy sollicitait la confirmation du jugement. ## Question de droit La décision soulève plusieurs questions, qu'on peut ordonner ainsi : 1. La demande tendant à faire qualifier la nomination au nouveau poste de novation du contrat initial est-elle recevable pour la première fois en appel ? 2. Le consentement de M. L. à la démission et au nouveau contrat est-il vicié par une contrainte ? 3. Le second contrat constitue-t-il une novation de la relation initiale, ou une succession de contrats distincts, et la preuve d'une simulation par contre-lettre est-elle rapportée ? 4. Quelles conséquences pécuniaires attacher à la rupture anticipée d'un contrat à durée déterminée, illégitime mais non nécessairement abusive ? ## Solution et dispositif **Sur la recevabilité.** Le tribunal qualifie la demande de novation de « demande incidente fondée sur la même
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