jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 20 octobre 2005, M. c/ SA S. et SA Bouygues Construction, SCP T.-F.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 octobre 2005, n° 27182 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 octobre 2005, n° 27182 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2005/10-20-27182)) ## Faits et procédure Par jugement du 28 avril 1994, le Tribunal de première instance a déclaré plusieurs sociétés responsables *in solidum* des désordres affectant le troisième sous-sol de l'ensemble immobilier de Fontvieille Village, dont les sociétés EGTM, Dragages et Travaux Publics (devenue Bouygues Construction) et J. S. Elles ont été condamnées à payer au syndicat de la copropriété la somme de 5 200 000 francs, outre 120 000 francs de dommages-intérêts. Sur appel de certaines sociétés, auxquelles R. M. est intervenu volontairement en qualité d'ayant droit, la Cour d'appel a confirmé ce jugement le 9 avril 2002 et y a ajouté une condamnation *in solidum* à une indemnité complémentaire de 4 500 euros pour appel abusif. Cette décision a été signifiée le 14 juin 2002. R. M. a payé le 1er avril 2003 la somme de 1 435 062,61 euros au syndicat. Il a ensuite réclamé à ses codébiteurs le remboursement de leurs parts. La société EGTM ayant été placée en liquidation des biens le 10 avril 2003, et la société J. S. ayant fait l'objet d'une procédure de redressement judiciaire ouverte en France le 26 décembre 2002, R. M. a assigné, par deux exploits (19 mai 2003 et 22 avril 2004), la société J. S. et la société Bouygues Construction, ainsi que le commissaire à l'exécution du plan de continuation de la société J. S. Il sollicitait une part virile de 358 765,65 euros par défendeur, des intérêts au taux légal et des dommages-intérêts pour résistance abusive. Les tribunaux ont été saisis, dans ce cadre, de moyens relatifs à la nécessité d'une quittance subrogative, à l'incidence de la procédure collective française et à la mauvaise foi alléguée du demandeur. ## Question de droit La décision soulève plusieurs questions : 1. Le codébiteur ayant payé la dette solidaire doit-il, pour exercer son recours, produire une quittance subrogative émanant du créancier ? 2. Comment se répartit la charge de l'insolvabilité d'un codébiteur entre les coobligés solvables et le codébiteur qui a payé ? 3. La créance de remboursement née du paiement d'un codébiteur, à l'encontre d'un codébiteur placé en procédure collective à l'étranger, doit-elle être regardée comme antérieure ou postérieure au jugement d'ouverture ? 4. Quel est le régime des intérêts et de l'
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