jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 29 mai 2008, J. N. c/ SAM Crédit Foncier de Monaco
Résumé
## I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige ### A. Origine du litige et pr??tentions des parties # Tribunal de Première Instance de Monaco, 29 mai 2008, n° 8001 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 29 mai 2008, n° 8001 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2008/05-29-8001)) ## Faits et procédure Par acte sous seing privé du 5 juin 2002, la SAM Crédit Foncier de Monaco (CFM) consent à P. D. R., navigateur, un prêt de 587 000 euros, dont l'objet est mentionné comme « Financement de l'acquisition d'un voilier ». Le remboursement est échelonné sur vingt trimestrialités. La même date, J. N., beau-père de l'emprunteur, souscrit un cautionnement solidaire et indivisible, assorti d'un gage de monnaie Par cette d??cision rendue par **Tribunal de Première Instance de Monaco** (MC) sous la r??f??rence **Tribunal de première instance, 29 mai 2008, J. N. c/ SAM Crédit Foncier de Monaco**, la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Contrats et obligations conventionnelles Vices du consentement - Dol - Caution garantissant le prêteur créancier - Prêteur ayant tenu dans l'ignorance la caution quant à la personne du véritable acquéreur : réticence dolosive - Nullité du contrat de cautionnement Aux termes de l'article 971 du Code civil, le dol est une cause de nullité de la convention, lorsque les manœuvres pratiquées par l'un des parties sont telles qu'il est évident que, sans ces mesures, l'autre partie n'aurait pas contracté. Il ne se présume pas et doit être prouvé ; Ce v??? ?? ### B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), **Tribunal de Première Instance de Monaco** devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s ### A. La question juridique centrale soumise au juge La question d??terminante pos??e ?? **Tribunal de Première Instance de Monaco** consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence - Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en **MC** au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation ### A. L'articulation du syllogisme juridictionnel Pour trancher le diff??rend, **Tribunal de Première Instance de Monaco** proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? et de cautionnement, pour un prix de 787 000 euros et avec le versement d'un acompte de 200 000 euros ; Après que la banque ait prononcé la déchéance du terme et actionné la caution, J. N. ajoute qu'il avait tenté de faire saisir le bateau afin de pouvoir être remboursé par la vente forcée de celui-ci, mais que cette saisie s'était révélée impossible dans la mesure où le navire n'était pas la propriété de P. D. R., mais de la CMMN, laquelle serait d'ailleurs en faillite depuis le 19 septembre 2005. Il en tire plusieurs conséquences : I/ Au soutien de la nullité de l'engagem??? ?? ### B. Dispositif et sens de la d??cision Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? r une année entière produiront eux même intérêts, à compter du présent jugement ; Rejette le surplus des demandes des parties ; Condamne le CRÉDIT FONCIER DE MONACO aux dépens, distraits au profit de Maître Christiane Palmero, avocat-défenseur, sous sa due affirmation ; Ordonne que lesdits dépens seront provisoirement liquidés sur état par le greffier en chef, au vu du tarif applicable. Me Launoy, 1er juge ff prés. ; M. Dubes, prem. subst. proc. gén. ; Mes Palmero et Licari, av. déf. ; Me Pillon, av. bar. de Caen. ?? ## IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques ### A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle Cette d??cision consolide la jurisprudence de **Tribunal de Première Instance de Monaco** et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en **MC**.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens - **Qualification rigoureuse** : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- **Consolidation probatoire** : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- **R??f??rence jurisprudentielle** : citer cet arr??t (**Tribunal de première instance, 29 mai 2008, J. N. c/ SAM Crédit Foncier de Monaco**) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.
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