jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 12 mars 2009, S. C. c/ G. K.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 12 mars 2009, n° 7969 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 12 mars 2009, n° 7969 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2009/03-12-7969)) ## Faits et procédure Les époux S. C. et G. K., de nationalités italienne et autrichienne et domiciliés à Monaco, se sont mariés le 21 décembre 1983 à Vienne (Autriche), sans contrat de mariage préalable. Aucun enfant n'est issu de cette union. Le 23 octobre 2008, les époux ont présenté au président du Tribunal de première instance une requête conjointe en divorce sur le fondement de l'article 199 du Code civil. Une ordonnance présidentielle du 28 octobre 2008, rendue en application de l'article 201-2, a constaté la régularité de la requête et renvoyé les parties à l'audience du 26 novembre 2008. Par ordonnance du 26 novembre 2008, prise en application de l'article 201-3, le magistrat délégué a constaté le maintien de la demande, invité les époux à soumettre une convention réglant les conséquences du divorce, entériné les mesures provisoires proposées et renvoyé la cause à l'audience du 8 janvier 2009. La convention, datée du même jour, prévoyait le versement d'une prestation compensatoire consistant en une somme de 500 euros mensuelle, indexée sur l'indice INSEE, et dont les effets n'étaient pas limités dans le temps. Après une réouverture des débats le 15 janvier 2009, les parties ont indiqué, par l'intermédiaire de leur conseil commun, que la prestation compensatoire serait « non limitée ». Aucune explication ni justification n'a été fournie par le débiteur quant à l'impossibilité alléguée de verser un capital dans les conditions de l'article 204-5 du Code civil. Les conclusions du 8 janvier 2009 mentionnent par erreur les « époux Y », désignation qui ne correspond à aucune partie de l'instance (erreur de transcription probable, non précisé dans la décision). Le ministère public a été entendu et les débats se sont tenus hors la présence du public. Les voies de recours éventuelles ne sont pas mentionnées dans le texte (non précisé dans la décision). ## Question de droit La question posée au tribunal était de savoir si une convention de divorce par consentement mutuel, qui prévoit une prestation compensatoire versée mensuellement sans terme, indexée et sans justification de l'impossibilité pour le débiteur de verser un capital, peut être homologuée au regard de l'article 204-5 du Code civil. Cette question appelait deux éléments de réponse. Le premier tient à la nature de la prestation compensatoire : le tribunal relève que le texte ne la définit « pas autrement que par référence à un cap
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