jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 16 janvier 2014, G GU (aussi dénommé G G GU) c/ M JA
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 16 janvier 2014, n° 11748 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 16 janvier 2014, n° 11748 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2014/01-16-11748)) ## Faits et procédure Par un acte authentique du 13 août 2004, la banque BNP Paribas consent à la société civile immobilière de droit monégasque MJ un prêt de 550 000 euros destiné à l'acquisition d'une villa à Roquebrune-Cap-Martin. Trois personnes s'engagent comme cautions solidaires : T JA, gérant de la SCI, son épouse M JA, défenderesse à l'instance, et J G GU, demandeur, de nationalité américaine, domicilié aux États-Unis. L'acte contient une élection de domicile et une clause attributive de compétence « aux Tribunaux français pour toutes les instances et procédures et ce, même en cas de pluralité d'instances ou de parties ou même d'appels en garantie ». J G GU, qui a payé la banque en qualité de caution, saisit le Président du Tribunal de Première Instance d'une saisie-arrêt de titres nominatifs portant sur les parts de M JA dans la SCI. Il assigne ensuite celle-ci en validation de la saisie. Son action repose sur deux fondements : un recours entre cofidéjusseurs, qu'il qualifie de subrogatoire, et une action oblique, dirigée contre les époux JA en tant que débiteurs de la SCI. M JA soulève in limine litis l'incompétence du tribunal au profit des juridictions françaises, en invoquant la clause du contrat de prêt. Le demandeur conclut au rejet de cette exception et demande, à titre subsidiaire, 25 000 euros de dommages-intérêts pour résistance abusive. L'exception seule est plaidée. Le tribunal statue par jugement avant dire droit. ## Question de droit La question posée était double. Le tribunal monégasque est-il compétent pour connaître d'un recours entre cofidéjusseurs et d'une action oblique, alors qu'un contrat unique de prêt et de cautionnement stipule la compétence des juridictions françaises ? Une telle clause, insérée dans un acte de crédit, peut-elle être opposée par la défenderesse, cofidéjusseur de la caution subrogée, en vertu de l'exception inhérente à la dette ? ## Solution et dispositif Le tribunal écarte d'abord les arguments tirés des articles 2 et 3 du Code de procédure civile. Il relève que la défenderesse étant domiciliée à Monaco, sa compétence est acquise sur le fondement de l'article 2, « sans nécessité de recourir aux dispositions de l'article 3-9 bis ». Il précise toutefois qu'une
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