jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 20 mars 2014, Madame r. FA. et Monsieur g. TR. c/ Monsieur g. MI.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 mars 2014, n° 11986 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 mars 2014, n° 11986 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2014/03-20-11986)) ## Faits et procédure Par acte sous seing privé du 28 avril 1980, un appartement situé à Monaco est donné à bail à une locataire pour une année, renouvelable par tacite reconduction. Après le décès de la bailleresse initiale en 2007, le bien est transmis par testament olographe à son cousin, M. g. MI, défendeur à l'instance. Par acte du 1er mai 2011, enregistré le 6 octobre 2011, le nouveau bailleur conclut avec Mme r. FA. et M. g. TR. un bail d'un an à compter du 1er mai 2011, renouvelable par périodes de douze mois sauf dénonciation notifiée avec un préavis minimum de trois mois avant l'échéance. Le loyer est fixé à 3.200 euros par mois. Le 21 novembre 2011, le bailleur adresse une lettre recommandée avec avis de réception manifestant son intention de mettre fin au contrat. Reçu par Mme FA. le 25 novembre 2011, ce courrier n'est pas retiré par M. TR. Les locataires se maintenant dans les lieux, le bailleur saisit le juge des référés, qui, par ordonnance du 19 décembre 2012, constate l'expiration du bail au 30 avril 2012 et ordonne l'expulsion, avec un délai de six mois. La cour d'appel confirme cette décision le 25 juin 2013. Les locataires assignent alors le bailleur, par exploit du 12 mars 2013, devant le Tribunal de première instance. Ils demandent l'annulation du congé du 21 novembre 2011 et une indemnisation de 5.000 euros. Ils soutiennent que le congé a été délivré dans le seul but de se soustraire aux obligations d'entretien et de mise en conformité de l'appartement, après des réclamations de 2009 et du 28 octobre 2011. Le bailleur conclut au rejet et réclame à son tour 5.000 euros pour résistance abusive. ## Question de droit Le tribunal est saisi de trois questions. **La première** porte sur la validité du congé. Un congé délivré dans le respect des formes et des délais contractuels peut-il être annulé au motif que le bailleur aurait agi dans une intention dissimulée, afin d'échapper à ses obligations d'entretien ? **La deuxième** tient à la nature de la sanction d'un éventuel abus du droit de délivrer congé. Ce comportement entraîne-t-il la nullité de l'acte ou seulement l'allocation de dommages et intérêts ? **La troisième** concerne les demandes indemnitaires réciproques. La demande des locataires, non fondée juridiquement, peut-elle prospérer ? La demande du bailleur, fondée sur l'exercice abusif d'une voie de droit, est-elle recevable et justifiée ? ## Solution et dispositif Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il retient que le congé est régulier « tant en la forme que sur le fond ». Il rejette également les demandes indemnitaires des deux parties. Le tribunal précise d'abord la portée du contrat. Le bail devait s'achever le 30 avril 2012, sous réserve d'une dénonciation trois mois à l'avance. Le congé ayant été notifié le 21 novembre 2011,
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 0b65597a4e9924924fe8290db5347a7fd6f0b3ab9f222f2a92e3d7659578362c
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.