jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 27 mars 2014, Monsieur j. c. SC-VA. c/ Madame v. CO.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 27 mars 2014, n° 11997 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 27 mars 2014, n° 11997 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2014/03-27-11997)) ## Faits et procédure Un couple germano-français, marié à Munich le 30 septembre 2004 après un contrat de mariage signé le 24 septembre 2004, a eu deux enfants mineurs. Le mari, de nationalité allemande et domicilié à Monaco, a introduit une demande en divorce devant le Tribunal de première instance par assignation du 6 septembre 2010. Des mesures provisoires avaient été prises dès 2010 sur le fondement de l'article 200-6 du Code civil : attribution du domicile conjugal au mari, résidence habituelle des enfants chez le père, droit de visite de la mère, pension alimentaire au titre du devoir de secours. Une expertise psychiatrique avait été ordonnée. Par jugement du 23 février 2012, le tribunal a jugé que le droit allemand était applicable à la demande en divorce. Les jugements sur mesures provisoires des 28 juin 2012 et 11 juillet 2013 ont successivement réglé la pension alimentaire, le droit de visite et la résidence des enfants. Le 11 juillet 2013, la résidence habituelle des enfants avait été fixée chez le père à Monaco. Après enlèvement des enfants par la mère lors de l'exercice de son droit de visite en août 2013, des juridictions allemandes ont été saisies. Selon les éléments relevés par le tribunal, les enfants sont revenus à Monaco le 1er mars 2014 à la suite d'une décision d'une cour d'appel allemande, ce qui constitue un élément nouveau. Les parties ont conclu sur le fond, et l'affaire a été plaidée le 16 janvier 2014. Le jugement a été mis en délibéré puis prorogé au 27 mars 2014. ## Question de droit La décision soulevait plusieurs questions distinctes. La première portait sur le droit applicable et sur la possibilité de prononcer le divorce, notamment au regard de la demande de sursis à statuer formée par l'épouse. La seconde concernait la validité du contrat de mariage et l'existence d'un droit à pension alimentaire compensatoire. Le tribunal devait ensuite se prononcer sur le partage des droits à la retraite, sur celui des meubles, sur la restitution d'un prêt allégué, et enfin sur les conséquences du divorce à l'égard des enfants, dans un contexte de déplacement illicite allégué. ## Solution et dispositif Le tribunal a prononcé le divorce pour cause d'échec du mariage selon le droit allemand. Il a rejeté la demande de sursis à statuer, l'annulation du contrat de mariage, la pension alimentaire compensatoire, la demande de partage des droits à retraite et la demande de restitution de sommes prêtées. Il a renvoyé la liquidation des intérêts communs devant notaire et ordonné la remise d'une copie des photographies des enfants. Enf
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