jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 9 juillet 2014, La Société de droit panaméen D c/ La SAM V
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 09 juillet 2014, n° 13605 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 09 juillet 2014, n° 13605 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2014/07-09-13605)) *Note de référence : la référence canonique retenue indique l'année 2014. Le texte intégral mentionne une lecture du dispositif et un jugement datés du 9 juillet 2015, avec un délibéré du 7 mai 2015. Cette divergence doit être vérifiée sur la source officielle avant toute citation.* ## Faits et procédure Une société de droit panaméen (D), dont le représentant légal est M. a. LO. D'O., ouvre en 2006 un compte dans les livres de la SAM V, établissement bancaire monégasque. Le 24 mai 2007, sur proposition de son chargé de clientèle, elle investit 100 000 euros dans le fonds dénommé « L fund », pour une durée de cinq ans. Le 16 septembre 2009, les parties concluent une « convention de conseil en investissement et de transmission d'ordres ». Le fonds perd de sa valeur. Lors de sa liquidation, le 26 juin 2012, la société ne perçoit que 72 985,22 euros, soit une perte en capital de 27 014,78 euros. Après une réclamation restée infructueuse, la société assigne la banque en paiement de 127 014,78 euros de dommages-intérêts, correspondant à la perte en capital et à un manque à gagner évalué à 100 000 euros, ainsi que de 10 000 euros pour résistance abusive. Les griefs articulés par la demanderesse sont de trois ordres : un défaut d'information équilibrée lors de la souscription, la qualité d'investisseur averti contestée, et un défaut d'information pendant la détention du titre, lié à une décision de réallocation prise fin 2008 par le gestionnaire du fonds. La banque conclut au rejet et forme une demande reconventionnelle de 15 000 euros pour procédure abusive. ## Question de droit Le tribunal devait déterminer si la banque, tenue d'une obligation générale d'information envers son client, avait commis des fautes engageant sa responsabilité. Cette question appelait trois sous-questions : 1. La qualité d'investisseur averti de la cliente emporte-t-elle un allègement de l'obligation d'information et l'exclusion d'une obligation de mise en garde et de conseil ? 2. L'information délivrée lors de la souscription était-elle suffisante au regard de la loi n° 1.194 du 9 juillet 1997 ? 3. Pendant la détention du titre, la banque a-t-elle satisfait à son obligation d'information, en particulier au regard de la décision de réallocation de fin 2008, et la convention du 16 septembre 2009 a-t-elle fait naître une obligation de conseil dont la violation serait causale ? ## Solution et dispositif Le tribunal rejette l'ensemble des prétentions de la demanderesse. Il retient d'abord que la société doit être qualifiée d'investisseur averti, puis que l'information déliv
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- e8b2678cafff7df2adc3d50cae82ffd2bd1825077c1097f4a6618bac3ffcf8a2
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.