jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 29 janvier 2015, La société A c/ La SAM B et autres
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 29 janvier 2015, n° 12917 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 29 janvier 2015, n° 12917 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2015/01-29-12917)) ## Faits et procédure La société A SAS, dont l'activité est la location de matériel événementiel, a réalisé une prestation de montage et de démontage de structures lors du « Nice Spring Tour 2012 », manifestation hippique organisée par la SAM B. La période exacte de la prestation est diversement présentée : la décision mentionne une manifestation du 29 février au 11 mars 2012, tandis que la demanderesse indique une prestation réalisée les 10 février (montage) et 12 mars 2012 (démontage) (dates non harmonisées dans la décision). Un devis n° 12533 daté du 29 mars 2012 (59.060,87 euros), une facture n° 4320 du 30 mars 2012 (33.935,90 euros, réduite à 30.000 euros après un avoir du 29 juin 2012) et un courrier de relance du 12 juin 2012 ont été produits. La SAM B oppose à ces réclamations un « protocole d'accord partenariat » signé le 21 février 2012, par lequel la société A devait fournir l'ensemble des tentes et structures de l'événement, en contrepartie d'une visibilité lors d'une épreuve internationale (valorisée à 25.000 euros TTC) et de la mise à disposition d'une loge VIP pour dix personnes pendant deux semaines (13.096,80 euros TTC après remise). Par assignation du 3 avril 2014, la société A a demandé au Tribunal de première instance, à titre principal, la nullité de ce protocole pour défaut de pouvoir du signataire, et la condamnation de la SAM B au paiement de 30.000 euros ; à titre subsidiaire, la résolution du protocole pour inexécution de la contrepartie ; en tout état de cause, 13.000 euros de dommages et intérêts pour résistance abusive. La SAM B a conclu au rejet de l'ensemble des demandes et réclamé 10.000 euros pour procédure abusive. ## Question de droit Le Tribunal était saisi de deux questions principales. La première portait sur la validité du protocole d'accord : une société peut-elle invoquer la nullité d'un engagement contractuel souscrit par un salarié qui, selon elle, n'avait pas le pouvoir de l'engager, alors que ce salarié était présenté au cocontractant avec une qualité erronée de « Directeur Général » ? La demanderesse fondait sa prétention sur l'article 1108 du Code civil, invoquant un vice de fond tenant
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