jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 7 mai 2015, La SARL A c/ La Société Immobilière B
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 07 mai 2015, n° 13241 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 07 mai 2015, n° 13241 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2015/05-07-13241)) ## Faits et procédure Par devis du 7 novembre 2012, la SCI B a confié à la SARL A la rénovation d'un appartement lui appartenant à Monaco, pour un montant de 100 000 euros HT, soit 107 000 euros TTC. Les travaux devaient débuter le 1er février 2013 et s'achever le 30 avril 2013. Le devis désigne Mme f. AN. comme maître de l'ouvrage. Le retard s'est installé en cours d'exécution. Le 23 janvier 2013, la SARL A a demandé un report de la livraison au 30 mai 2013, que la SCI B a accepté, moyennant une pénalité de 200 euros par jour de retard et une pénalité du même montant en cas de travaux non conformes au devis. La SCI B a réglé 75 000 euros en trois versements. Le 4 juin 2013, la SARL A a réclamé 21 095 euros TTC de travaux supplémentaires. Le 16 juillet 2013, la SCI B lui a accordé un délai jusqu'au 25 juillet 2013, en subordonnant le paiement du solde à l'achèvement. Un procès-verbal de constat d'huissier, dressé le 26 juillet 2013 en présence de représentants des deux parties, a relevé des travaux inachevés et des malfaçons. Une mise en demeure de payer 32 000 euros TTC a été adressée le 30 juillet 2013. Le 27 mars 2014, la SARL A a assigné la SCI B devant le Tribunal de première instance en paiement de 53 095 euros TTC au titre du solde des travaux et de 10 000 euros de dommages et intérêts pour résistance abusive. La SCI B a conclu au rejet de ces demandes et formé des demandes reconventionnelles fondées sur l'inexécution, le retard et la mauvaise exécution du contrat. Elle réclamait notamment 3 584,50 euros de surcoût d'architecte, 8 905,82 euros de frais de reprise, 36 000 euros de perte de chance de location, 10 000 euros de préjudice immatériel et 5 000 euros de frais de justice. Le tribunal a statué en premier ressort, par jugement contradictoire, à l'audience du 7 mai 2015. ## Question de droit Le litige posait deux séries de questions. La première concernait la charge de la preuve et la portée d'un accord postérieur au contrat. Il fallait déterminer si la SARL A, qui réclamait le paiement, justifiait de sa créance, et si le document signé le 26 juin 2013 avait modifié le prix contractuel, au point de fixer le solde à 25 000 euros. La seconde concernait la responsabilité contractuelle du maître d'œuvre-entrepreneur. Le tribunal devait apprécier si les retards et malfaçons engageaient sa responsabilité sur le fondement de l'article 1002 du Code civil, et dans quelle mesure les préjudices allégués par la SCI B étaient établis. Le tribunal fonde son raisonnement sur deux textes, précisément visés dans la décision : > « Aux termes des dispositions de l'article 1162 du Code civil, celui qui réclame l'exécution d
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