jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 25 juin 2015, La SA A et la SCIC B c/ Monsieur le Procureur Général
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 25 juin 2015, n° 13406 > **Décision commentée :** Tribunal de Première Instance de Monaco, 25 juin 2015, n° 13406 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2015/06-25-13406)) ## Faits et procédure Une société anonyme à participation ouvrière (SAPO), désignée dans le jugement sous le nom de « SAPO C », fait l'objet d'une procédure collective ouverte par le Tribunal de commerce de Nice. La date du jugement d'ouverture diverge selon les passages de la décision : le 26 mai 2014 dans l'exposé initial, le 26 juin 2014 dans les considérants. Une poursuite d'activité est autorisée le 23 juillet 2014. Par jugement du 7 novembre 2014, la même juridiction arrête un plan de cession au profit de la société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) B, avec faculté de substitution au profit de trois sociétés civiles immobilières détenues à 100 % par la cessionnaire. Le plan porte sur les actifs incorporels, mobiliers et immobiliers, dont les agences situées dans le Var, les Alpes-Maritimes et à Monaco. Le prix global est fixé à 1 000 005 euros, dont un million d'euros pour l'ensemble des actifs immobiliers. Une convention de cession d'entreprise est conclue le 1er décembre 2014 en application de l'article L. 631-22 du Code de commerce. Elle affecte à l'agence de Monaco un prix de 103 550 euros. Le notaire refuse de dresser l'acte de vente de l'immeuble monégasque, en raison notamment d'un risque de rescision pour lésion. La décision précise que la renonciation à tout recours stipulée dans la convention « relève de dispositions qui, à ce stade, n'ont pas d'effet à Monaco ». Le Tribunal de commerce de Nice prononce la liquidation judiciaire le 11 mars 2015. Sur requête de la SCIC B du 12 mai 2015, le juge-commissaire rend, le 13 mai 2015, une ordonnance précisant que le prix de l'immeuble monégasque est fixé à 103 550 euros. Deux assignations sont délivrées le 20 mai 2015 au Procureur général. Les instances n° 2015/000602 et 2015/000603 tendent respectivement à l'exequatur du jugement du 7 novembre 2014 et de l'ordonnance du 13 mai 2015. Le ministère public ne s'oppose à aucune des deux demandes. Le tribunal ordonne leur jonction, la connexité étant « évidente ». ## Question de droit Deux questions se posaient au tribunal. La première est d'ordre procédural et conventionnel : l'exequatur de décisions françaises ouvrant ou organisant une procédure collective, et portant sur des actes d'exécution à Monaco, relève-t-il de la convention franco-monégasque relative à la faillite et à la
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