jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 7 janvier 2016, Madame a. SP. née VA. c/ Madame a. MA. et Monsieur j. MA.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 07 janvier 2016, n° 14445 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 07 janvier 2016, n° 14445 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/01-07-14445)) ## Faits et procédure Par une promesse synallagmatique de vente conclue les 15 et 24 avril 2013, complétée le 15 mai 2013, les époux MA. se sont engagés à céder à M^me^ SP. un appartement avec deux caves et deux parkings, dans un immeuble monégasque, au prix de 16 000 000 euros. Un acompte de 800 000 euros a été versé entre les mains du notaire, Maître REY. Le compromis prévoyait une réitération authentique au plus tard le 31 octobre 2013 et stipulait qu'à défaut, la somme resterait acquise aux vendeurs à titre d'indemnité d'immobilisation. Un avenant signé les 8 et 19 novembre 2013 a prorogé la promesse jusqu'au 29 novembre 2013. Il a également prévu qu'à défaut de réitération, l'acquéreur verserait un intérêt de 5 % l'an sur le prix de vente, rétroactivement à compter du 1^er^ novembre 2013. M^me^ SP. a acquitté la somme de 66 000 euros au titre du mois de novembre 2013. Le 13 décembre 2013, la promettante acquéreur a formé opposition entre les mains du notaire, afin d'empêcher la libération de l'acompte et la passation d'un acte avec un tiers. Le juge des référés a déclaré cette opposition irrégulière, décision confirmée en appel. L'opposition a été levée le 10 février 2015. Au fond, M^me^ SP. a assigné les vendeurs et le notaire (instance n° 2015/000023). Les vendeurs ont fait pratiquer deux saisies-arrêts, les 29 octobre 2014 puis 21 janvier 2015, dénoncées par exploits d'assignation en validation (instances n° 2015/000164 et 2015/000321). Le tribunal a ordonné la jonction de ces trois instances. Au cours de l'instance, M^me^ SP. a renoncé à la demande tendant à voir produire ses effets au compromis. Elle a sollicité l'annulation pour défaut de cause de la clause d'indemnité d'immobilisation, la restitution des 800 000 euros, ainsi que l'annulation de la clause d'intérêts de 5 % pour violence ou, subsidiairement, pour défaut de cause. ## Question de droit Le tribunal devait résoudre plusieurs questions distinctes : 1. Un exploit de saisie-arrêt de type standardisé, dépourvu de l'exposé des moyens, satisfait-il à l'article 156, 3°, du Code de procédure civile, lorsque la requête en saisie est annexée ? 2. La clause d'indemnité d'immobilisation stipulée dans le compromis est-elle dépourvue de cause au sens de l'article 986 du Code civil, faute pour le vendeur de démontrer un préjudice spécifique ? 3. La clause d'intérêts de 5 % insérée dans l'avenant est-elle viciée par la violence, au sens des articles 964 et 967 du Code civil, ou dépourvue de cause ? 4. Les conditions de l'abus de procédure et de l'exéc
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 9df365ffff673aa64cd1ecdace85c9405a6bcfb401c396c72dc29c29b77759e9
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.