jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 21 janvier 2016, M. p. TR. et autres c/ M. d. TR. et Mme m. g. DE BI. épouse TR
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 21 janvier 2016, n° 14528 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 21 janvier 2016, n° 14528 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/01-21-14528)) ## Faits et procédure Un ressortissant italien, M. s. TR., est décédé à Gênes le 26 février 1997, laissant pour lui succéder cinq neveux et nièces. Il détenait à Monaco des comptes bancaires, sur lesquels il avait consenti une procuration à l'un de ses neveux, M. d. TR. Des mouvements de fonds suspects, intervenus peu avant le décès, ont conduit plusieurs héritiers à obtenir en référé la désignation d'un expert, puis à déposer plainte avec constitution de partie civile. Une information a été ouverte. Le tribunal correctionnel a, par jugement du 9 octobre 2007, déclaré les époux TR. coupables pour partie et accueilli les parties civiles. La cour d'appel correctionnelle, par arrêt du 4 juillet 2008, a notamment ordonné le maintien du séquestre sur les comptes bloqués. Elle a jugé que, les opérations de compte, liquidation et partage n'ayant pas été réalisées, les héritiers ne disposaient pas de droits privatifs sur les sommes séquestrées. Par assignation du 8 juillet 2013, quatre des neveux et nièces (les « consorts TR. ») ont saisi le Tribunal de première instance de Monaco. Ils sollicitaient le partage de la masse successorale selon la loi italienne, la restitution de 1 004 715,50 euros par les défendeurs, l'organisation d'une déclaration des avoirs par les banques tiers saisis, la mainlevée du séquestre, et 400 000 euros de dommages-intérêts. Les défendeurs ont soulevé une fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité, puis, dans leurs dernières écritures du 26 novembre 2015, une exception d'incompétence matérielle des juridictions monégasques. Deux banques, tiers saisis, ont réclamé chacune 15 000 euros au titre de leurs frais, à prélever sur les intérêts des sommes séquestrées. ## Question de droit La question centrale est celle de la compétence internationale du juge monégasque pour statuer sur une action en partage d'une succession ouverte à l'étranger, les défendeurs étant eux-mêmes domiciliés en Italie. Le tribunal devait déterminer si l'article 3-3° du Code de procédure civile, qui attribue compétence aux juridictions de la Principauté « quel que soit le domicile du défendeur » pour les « actions relatives à une succession ouverte dans la Principauté », pouvait fonder la saisine. Subsidiairement, se posaient les questions de la recevabilité des demandes reconventionnelles en d
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