jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 4 février 2016, La société A c/ Le Syndicat des copropriétaires de l'immeuble B
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 04 février 2016, n° 14611 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 04 février 2016, n° 14611 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/02-04-14611)) ## Faits et procédure La SAM A et le Syndicat des copropriétaires de l'immeuble B, sis à Monaco, sont liés par un contrat d'entretien et de maintenance des deux ascenseurs de l'immeuble, conclu le 7 décembre 2001. Ce contrat, d'une durée initiale d'un an (du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2003), se renouvelle par tacite reconduction pour des périodes annuelles, « sauf préavis donné par écrit trois mois avant l'expiration d'une période ». Le prix annuel est fixé à 5 650,49 euros TTC, payable d'avance par trimestres. À la suite de pannes répétées en septembre 2011, le syndic a adressé à la société A, le 3 octobre 2011, un courrier faisant état du mécontentement des copropriétaires, indiquant que ceux-ci réclamaient la rupture du contrat au 31 décembre 2011 et sollicitant des explications. La société A a répondu le 10 octobre 2011, un bureau de contrôle sollicité par elle ayant par ailleurs relevé la caducité des équipements existants. Le 16 décembre 2011, le syndic a informé la société A que l'entretien était confié à une autre entreprise à compter du 1er janvier 2012. La SAM A a assigné le syndicat, représenté par son syndic, le 3 juin 2014. Elle réclamait le paiement de quatre factures, pour un total de 14 828,86 euros (une facture d'entretien trimestriel du 1er octobre 2011, une facture de 8 735,40 euros pour l'adaptation d'un variateur de fréquence du 18 novembre 2011, et deux factures de mise aux normes du 19 janvier 2012), ainsi que 10 000 euros de dommages-intérêts pour rupture abusive, le tout sous le bénéfice de l'exécution provisoire. Le syndicat concluait au rejet et formait une demande reconventionnelle de 10 000 euros pour procédure abusive. ## Question de droit Le tribunal était saisi de trois questions distinctes. **Première question** : l'absence de devis préalablement accepté par le syndic peut-elle faire obstacle au paiement de travaux réalisés sous contrat d'entretien complet ? Il s'agissait de déterminer si la nature des travaux (réparation de machinerie ou mise en conformité) commandait ou non un accord préalable du maître d'ouvrage, au regard de l'arrêté ministériel n° 227 du 8 mai 2009. **Deuxième question** : l'exception d'inexécution peut-elle être accue
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