jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 4 février 2016, M. g. SA. et Mme m. LA. épouse SA. c/ M. l. CA.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 04 février 2016, n° 14614 > **Décision commentée :** Tribunal de Première Instance de Monaco, 04 février 2016, n° 14614 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/02-04-14614)) ## Faits et procédure Par jugement du 18 janvier 2012, M. l. CA. a été déclaré adjudicataire d'un ensemble immobilier comprenant un appartement, une cave et un parking, situé dans l'immeuble « le Raphaël », quai Jean-Charles Rey à Monaco. Le 24 avril 2012, il a promis de vendre ce bien, moyennant un prix de 1.875.000 euros, à Mme m. SA., qui déclarait agir en son nom et pour un tiers désigné ultérieurement. Un droit de jouissance à titre de commodat était également consenti. Un avenant du 7 janvier 2013 a fixé la passation de l'acte authentique au 15 janvier 2013. Le 8 février 2013, une nouvelle promesse de vente a été conclue au profit de Mme m. SA. et de M. g. SA., au même prix, avec un versement de 375.000 euros à la signature de l'accord, des acomptes échelonnés et une date de signature de l'acte définitif fixée au 10 avril 2013. Les acquéreurs ont versé 675.000 euros. La vente n'ayant pas été réalisée, le vendeur a obtenu en référé l'expulsion des acquéreurs, confirmée par la cour d'appel le 17 juin 2014. Les époux SA. ont libéré les lieux le 14 juillet 2014, puis le vendeur a cédé le bien à un tiers par acte du 12 novembre 2014, transcrit le 20 novembre 2014. Les acquéreurs ont assigné le vendeur le 4 avril 2014 en exécution forcée de la vente, subsidiairement en dommages-intérêts de 700.000 euros, et plus subsidiairement en restitution des 675.000 euros versés. Ils ont finalement retiré leur demande d'exécution forcée en raison de la revente. Le vendeur a formé une demande reconventionnelle en paiement d'une indemnité d'occupation et de dommages-intérêts. ## Question de droit Le tribunal devait résoudre trois questions connexes : 1. **À quelle partie l'absence de régularisation de la vente est-elle imputable ?** Les acquéreurs invoquaient l'inexécution de l'obligation de délivrance et de passation de l'acte, au sens de l'article 997 du Code civil, en se fondant sur l'hypothèque grevant le bien au moment de la signature prévue. 2. **Le vendeur peut-il conserver définitivement les sommes versées ?** La question portait sur l'articulation entre la clause de date-butoir, la clause de dédit et les arrhes et acomptes stipulés dans la promesse. 3. **Quelle est l'étendue de l'indemnité d'occupation due par les acquéreurs pour la période de jouissance ?** ## Solution et dispositif Sur la première question, le tribunal écarte la
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