jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 11 février 2016, M. Olav Albert RO. et autres c/ M. Théodore, Oscar RO. et autres
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 11 février 2016, n° 14625 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 11 février 2016, n° 14625 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/02-11-14625)) ## Faits et procédure Les époux RO. ont eu six enfants. À la mort de leur père, Martin RO., en 1953, puis à celle de leur mère, Annie ROR., en 1989, la succession portait sur deux appartements de l'immeuble « Y » à Monaco (lots n° 601, 602, 11 et 14). Un testament de la défunte léguait à Théodore RO. les lots 601 et 602, mais ce legs ne pouvait être exécuté en l'état : la défunte n'était usufruitière que du lot 602 et le legs du lot 601 excédait la quotité disponible. Le 21 avril 1994, Maître Louis-Constant CR., notaire à Monaco, a dressé trois actes authentiques : une cession de droits indivis au profit de Théodore RO. (lots 602, 11 et 14), une délivrance de legs avec renonciation à la réserve héréditaire (lot 601), et la vente des lots 601 et 14 aux époux TI. Les cessions reposaient sur des procurations dactylographiées données à deux clercs de l'étude. Plusieurs d'entre elles avaient été légalisées par le consulat général de Monaco à Los Angeles. Le lot 602 et le lot 11 ont été vendus par Théodore RO. à la SCI A le 7 février 2008. Une plainte avec constitution de partie civile pour faux en écritures, déposée par Olav RO. le 30 novembre 2000, a abouti à une ordonnance de non-lieu du 4 mars 2005, confirmée par la chambre du conseil de la Cour d'appel le 2 septembre 2005. Les consorts RO. ont alors engagé plusieurs instances civiles à partir du 29 mars 2010. Ils demandaient la nullité des actes du 21 avril 1994 et la réintégration des biens dans l'indivision, et, à titre subsidiaire, l'indemnisation de leur préjudice par le notaire et par Théodore RO. La SCI A est intervenue volontairement. Les époux TI. ont sollicité des appels en garantie. Cinq instances étaient ainsi pendantes, et le tribunal a ordonné leur jonction. ## Question de droit La décision soulève quatre questions : 1. **Recevabilité de l'intervention volontaire** formée par voie d'assignation contre des parties défaillantes, au regard de l'article 384, alinéa 2, du Code de procédure civile, et jugement réputé contradictoire (article 217 du même code). 2. **Qualification et prescription de l'action en nullité** : l'allégation de fraude (imitation de signatures) se rattache-t-elle à une nullité absolue ou relative, et quel délai de prescription s'applique-t-il ? Les demandes d'assistance judiciaire interrompent-elles ce délai ? 3. **Responsabilité civile du notaire** : le rédacteur d'actes authentiques, qui a instrumenté au vu de procurations sous seing privé légalisées par un consul, a-t-il commis une faute ? Sa responsabilité peut-elle être recherchée par son successeur ou par ses héritiers ? 4. **Indemnisation** : quel est le préjudice réparable l
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- ad585f1c9afa3916763f58e6258cd883a841d745a0d4e002951d530c7ec3c338
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.