jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 28 avril 2016, M. k. LA. c/ L'État de Monaco et la SAM A.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 28 avril 2016, n° 14884 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 28 avril 2016, n° 14884 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/04-28-14884)) ## Faits et procédure Le litige naît de l'examen contradictoire de la situation fiscale personnelle (ESFP) de M. k. LA., engagé par la Direction générale des finances publiques française en novembre 2012 pour les années 2010 et 2011. Le contribuable revendiquait une résidence fiscale en Principauté de Monaco. L'examen avait pour objet de « contrôler la cohérence entre, d'une part les revenus déclarés et, d'autre part la situation patrimoniale, la situation de trésorerie et les éléments du train de vie des membres du foyer fiscal ». Sur le fondement des articles 20 et 21 de la convention fiscale franco-monégasque du 18 mai 1963, modifiée, l'administration française a formé deux demandes d'assistance administrative. La première, datée du 26 avril 2013, concernait l'impôt sur le revenu (2010 et 2011) et l'impôt de solidarité sur la fortune (2007 à 2012). Elle portait notamment sur la situation locative ou foncière, les véhicules, l'existence d'employés, l'exercice d'une profession et les relevés de comptes bancaires. Les renseignements ont été transmis. La seconde, datée du 4 juillet 2013, sollicitait la copie de pièces bancaires relatives à certaines opérations figurant sur les relevés transmis, pour un compte auprès de la banque B. et trois comptes auprès de la banque A. M. k. LA. a assigné l'État de Monaco, en présence de la SAM A., le 9 août 2013. Il demandait la réparation d'une atteinte à sa vie privée et, initialement, qu'il soit enjoint à la banque de ne pas communiquer les documents. Au cours de l'instance, la banque a transmis les pièces. Le demandeur ne sollicitait plus l'injonction et l'État ne demandait plus à appeler la banque en cause. Le Ministère public a conclu à la compétence du tribunal et s'en est remis à l'appréciation du juge sur le fond. ## Question de droit Le tribunal devait successivement trancher trois questions. **Première question : la compétence.** L'État soutenait que la demande relevait du Tribunal Suprême, au titre de l'article 90-A, 2°, de la Constitution du 17 décembre 1962, qui vise les recours en indemnité fondés sur une atteinte aux libertés consacrées par le Titre III. Le juge devait déterminer si l'action, fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, constituait une demande d'indemnité pour atteinte à un droit constitutionnel ou une action de droit commun en matière administrative. **Deuxième question : la recevabilité.** L'État invoquait l'irrecevabilité des demandes dirigées contre des actes de gouvernement relevant de la conduite des relations extérieures, bénéficiant d'une immunité juridictionnelle. **Troisième question : le fond.** Il s'agissait de savoir si la communication, par l'État requis, de renseignements bancaires à l'administration fiscale française, en réponse à une demande d'ass
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- e2618bff78dea6bb0242b676366634bfc5746b3e550439b0cc4b91b0f0348545
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.