jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 2 juin 2016, La société A c/ La société B et autres
Résumé
## I. Faits, cadre proc??dural et contexte du litige ### A. Origine du litige et pr??tentions des parties # Tribunal de Première Instance de Monaco, 02 juin 2016, n° 14992 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 02 juin 2016, n° 14992 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/06-02-14992)) ## Faits et procédure La société C a confié à la société E les travaux de rénovation de l'Hôtel D. La société E a sous-traité le lot marbrerie à la société B, par contrat du 11 décembre 2008, qui l'a à son tour sous-traité à la société A pour un montant de 619.314 euros HT (740.699,54 euros TTC). La société A, sous-traitante de second rang, est donc le sous-traitant de la société B, elle-même sous-traitante de la société E. Trois avenants, datés des 22 janvier, 23 mars et 26 août 2009, ont été conclus entre la société E et la société B, portant le prix du lot marbrerie à 972.368,54 euros HT. Le tribunal relève que ces avenants comportent un prix global sans ventilation au regard des trava Par cette d??cision rendue par **Tribunal de Première Instance de Monaco** (MC) sous la r??f??rence **Tribunal de première instance, 2 juin 2016, La société A c/ La société B et autres**, la juridiction statue sur l'application des r??gles de droit positif gouvernant le litige soumis ?? son contr??le. Les ??l??ments factuels constat??s au fond s'inscrivent dans le contexte suivant :\n\n> ?? Sous-traitance - Exécution du chantier en France - Application de la loi française - Sous-traitance de second rang - Accord du maître de l'ouvrage - Obligation du sous-traitant de premier rang - Paiement des travaux supplémentaires (oui) - Exécution des travaux par le sous-traitant de premier rang - Preuve non rapportée - Carence probatoire - Compensation des créances réciproques (non) Le sous-traitant de second rang est bien fondé à solliciter le paiement des travaux supplémentaires commandés par le maître de l'ouvrage. Le sous-traitant de pre??? ?? ### B. D??roulement de l'instance et r??gularit?? de la saisine Saisie conform??ment aux r??gles de comp??tence et de proc??dure applicables dans l'ordre juridictionnel (MC), **Tribunal de Première Instance de Monaco** devait v??rifier la recevabilit?? des pr??tentions ainsi que la pertinence des moyens de fait et de droit articul??s par les parties.\n\n## II. Probl??me de droit et fondements textuels mobilis??s ### A. La question juridique centrale soumise au juge La question d??terminante pos??e ?? **Tribunal de Première Instance de Monaco** consistait ?? appr??cier si les constatations op??r??es et l'interpr??tation des textes vis??s justifiaient la solution retenue au regard des principes de l??galit??, de proportionnalit?? et de s??curit?? juridique.\n\n### B. Corpus normatif et textes de r??f??rence - Dispositions l??gislatives et r??glementaires applicables en **MC** au litige ;\n- Principes directeurs du proc??s ??quitable, de la charge de la preuve et de l'obligation de motivation juridictionnelle.\n\n## III. Solution retenue et architecture de la motivation ### A. L'articulation du syllogisme juridictionnel Pour trancher le diff??rend, **Tribunal de Première Instance de Monaco** proc??de ?? une confrontation m??thodique entre la norme applicable et les pi??ces vers??es aux d??bats :\n\n> ?? is judiciaires ; à ce que la décision soit déclarée opposable à la société C et à la société E ; à l'exécution provisoire de la décision ; La SAM B, expose que : au cours des travaux, des modifications et des travaux supplémentaires ont été commandés par le maître de l'ouvrage faisant l'objet de trois avenants (pièces n° 2 - 3 - 4) et qu'elle a agi de même avec son sous-traitant lequel a établi des devis qui ont été approuvés par la concluante portant le marché global et forfaitaire à la somme de 839.632,49 euros (pièce n°6-2) ; des moins-values de 27.073,85 euros toutes ta??? ?? ### B. Dispositif et sens de la d??cision Au terme de son examen, la juridiction arr??te son dispositif dans les termes suivants :\n\n> ?? n a été donnée à l'audience du 2 JUIN 2016, dont la date avait été annoncée lors de la clôture des débats, par Madame Michèle HUMBERT, Premier Juge chargé des fonctions de Vice-Président, Chevalier de l'Ordre de Saint-Charles, assistée de Madame Emmanuelle PHILIBERT, Greffier stagiaire, en présence de Mademoiselle Alexia BRIANTI, Substitut du Procureur Général, et ce en application des dispositions des articles 15 et 58 de la loi n° 1.398 du 24 juin 2013 relative à l'administration et à l'organisation judiciaires. ?? ## IV. Port??e normative, s??curit?? juridique et rep??res pratiques ### A. Apport ?? la coh??rence jurisprudentielle Cette d??cision consolide la jurisprudence de **Tribunal de Première Instance de Monaco** et offre un rep??re m??thodologique pr??cis pour l'interpr??tation des normes mobilis??es en **MC**.\n\n### B. Recommandations op??rationnelles pour les praticiens - **Qualification rigoureuse** : v??rifier la r??union cumulative des conditions l??gales exig??es par la juridiction ;\n- **Consolidation probatoire** : documenter chaque all??gation factuelle par des pi??ces probantes soumises au d??bat contradictoire ;\n- **R??f??rence jurisprudentielle** : citer cet arr??t (**Tribunal de première instance, 2 juin 2016, La société A c/ La société B et autres**) au soutien des ??critures dans tout contentieux pr??sentant une identit?? de question de droit.
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