jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 14 juillet 2016, M. F LA. c/ G DE LU.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 14 juillet 2016, n° 15132 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 14 juillet 2016, n° 15132 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/07-14-15132)) ## Faits et procédure Par acte du 3 juin 2015, M. F LA. a assigné M. G DE LU. devant le Tribunal de première instance de Monaco. Il sollicitait la condamnation de son adversaire au paiement de 9.000 euros, présentés comme le remboursement d'un prêt consenti le 17 octobre 2013, ainsi que de 1.500 euros de dommages et intérêts pour résistance abusive et manifestement injustifiée. Selon le demandeur, la somme de 9.000 euros a été remise en plusieurs fois : 5.000 euros par virement bancaire le 17 octobre 2013, 500 euros en espèces en octobre 2013, 1.500 euros par virement le 18 novembre 2013 et 2.000 euros par virement le 20 novembre 2013. Il se prévalait d'une reconnaissance de dette, datée du 17 octobre 2013, que le défendeur aurait rédigée et signée, et qui mentionnerait manuellement la somme de 9.000 euros. Il soutenait que ce document constituait un commencement de preuve par écrit, et que la signature en cause était identique à celle figurant sur un acte de cession de parts produit par le défendeur. Le défendeur concluait au rejet de l'ensemble des prétentions. Il contestait l'authenticité de la reconnaissance de dette et niait y avoir inscrit le montant de 9.000 euros, ce qui revenait à contester l'existence même du prêt. Il ne contestait pas sa signature, mais soutenait que le document, au mieux un reçu, ne satisfaisait pas aux exigences de l'article 1173 du Code civil. Il invoquait en outre le caractère indéterminé des modalités et du terme de restitution. Il sollicitait, avant dire droit, une expertise graphologique et un sursis à statuer, et réclamait à son tour 1.500 euros de dommages et intérêts. La décision ne précise pas si la demande d'expertise graphologique a fait l'objet d'une décision distincte ; le dispositif ne s'en prononce pas expressément (non précisé dans la décision). ## Question de droit La question posée au tribunal était de savoir si la remise de fonds, établie par des ordres de virement, combinée à une reconnaissance de dette ne satisfaisant pas aux exigences de forme de l'article 1173 du Code civil, suffit à établir l'existence d'un contrat de prêt et l'obligation de restitution du prétendu emprunteur. Plus précisément, deux points étaient soulevés : d'une part, la portée probatoire d'un écrit irrégulier au regard de l'article 1173 du Code civil ; d'autre part, les conditions dans lesquelles cet écrit, lorsqu'il constitue un commencement de preuve par écrit, peut être complété pour établir le prêt. ## Solution et disp
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