jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 20 septembre 2016, La Société A c/ La Société B
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 septembre 2016, n° 15358 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 20 septembre 2016, n° 15358 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/09-20-15358)) ## Faits et procédure La société A, société de droit des Émirats arabes unis, et la société anonyme monégasque B ont conclu un contrat intitulé « mandat de conseil et de recherche de financement ». Selon la décision, ce contrat est daté du 13 juin 2012, bien que les motifs mentionnent à une occurrence le 13 juin 2016, erreur matérielle manifeste au regard du reste du dossier. Le contrat, à durée initiale de six mois, confie à la société A, de manière non exclusive, la mission d'aider la société B à attirer des investisseurs pour développer ses projets et filiales. Son point C, « rémunération », prévoit des honoraires fixes mensuels, le remboursement de frais de voyage et de représentation et des honoraires de succès « convenus au cas par cas ». Ces derniers sont présentés comme « de l'ordre de 7 % à 10 % » des fonds levés, sans pouvoir être inférieurs à 5 %. Le litige naît de l'exécution du mandat. La société A réclame 75 766,63 euros, correspondant à des honoraires fixes, à des honoraires de succès au titre de l'opération dénommée « E », et à des frais. Elle sollicite en outre 15 000 euros de dommages et intérêts pour résistance abusive. Pour garantir sa créance, elle a obtenu une autorisation de saisie-arrêt entre les mains de l'établissement bancaire E, tiers saisi. Ce dernier est distinct du projet « E », l'homonymie étant à relever pour la lecture de la décision. La société B a conclu à la nullité du mandat pour défaut de cause et, à titre subsidiaire, à la réduction à un euro des honoraires, en invoquant leur disproportion avec les prestations fournies. Elle a également contesté l'existence d'un accord sur les honoraires de succès et le remboursement des frais, et formé une demande reconventionnelle de 5 000 euros pour procédure abusive. Le Tribunal de première instance de Monaco a rendu sa décision en premier ressort, par jugement contradictoire, le 20 septembre 2016. ## Question de droit La décision soulève cinq questions, dont trois présentent un intérêt doctrinal particulier. **Première question : la validité du mandat pour absence de cause.** La société B soutenait que les prestations de la société A, consistant en un « rapport d'activité » constitué de « lieux communs », étaient à ce point dérisoires qu'elles devaient être assimilées à une absence pure et simple de contrepartie. Le tribunal devait déterminer si une rémunération jugée faible ou peu justifiée par le service rendu caractérise une absence de cause au sens de la formation du contrat. **Deuxième question : le pouvoir modérateur du juge sur les honoraires fixes.** Il s'agissait de savoir si le juge peut réduire la rémunération d'un mandataire lorsque celle-ci paraît excessive au regard des services rendus, et selon quelle méthode d'appréciation. **Troisième question : la preuve de l'accord sur les honoraires de succès.** Le tribunal devait déterminer si la clause du point C, qui renvoie à une convention « au cas par cas », dispense le créancier de démontrer l'existence d'un accord spécifique sur la rémunération d'une opération donn
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- ad67ed19c8d0fd6f11fda23b0574bc5fc5f9775baae47ff8e8f07835c39d7ca5
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.