jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 27 septembre 2016, La Société A c/ La Société B
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 27 septembre 2016, n° 15389 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 27 septembre 2016, n° 15389 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/09-27-15389)) ## Faits et procédure Une convention sous seing privé du 14 décembre 2004, prenant effet au 1er janvier 2005, avait pour objet la mise à disposition, pour cinq ans, d'un emplacement dans un hôtel exploité à Monaco par la société anonyme monégasque A (ci-après « la bailleresse »). La société en commandite simple B (ci-après « la locataire »), exploitant un commerce de parfumerie à l'enseigne « Fragrance », y exerçait son activité moyennant une redevance annuelle de 70.231,74 euros hors taxes et hors charges. La convention excluait expressément l'application de la loi n° 490 du 24 novembre 1948. Saisie d'une action initiée par la locataire, la Cour d'appel de Monaco, par arrêt du 28 janvier 2014, avait confirmé un jugement du Tribunal de Première Instance du 14 février 2013. Ces décisions avaient retenu la nullité de la clause d'exclusion de la loi n° 490, l'existence d'un fonds de commerce exploité par la locataire et la qualification de bail commercial, avec droit au renouvellement. Dans l'instance ici commentée, introduite par assignation du 30 juin 2015, la bailleresse sollicitait la condamnation de la locataire au paiement de 363.988,04 euros au titre de loyers échus du 1er janvier 2010 au 30 avril 2014, outre intérêts conventionnels de 10 % l'an. Elle soutenait que les loyers n'avaient pas été encaissés pendant la procédure, la convention n'ayant pas été annulée. Elle invoquait une indexation conduisant à un loyer annuel de 83.997,24 euros. La locataire opposait l'extinction de la dette par paiement. Elle produisait ses relevés bancaires faisant apparaître des virements mensuels au profit de la bailleresse. Elle sollicitait reconventionnellement 50.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive, ainsi qu'une injonction de délivrer des quittances libellées « loyer » pour l'année 2015, sous astreinte. Dans ses dernières écritures, la bailleresse formulait une demande subsid
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