jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 15 décembre 2016, La Société G c/ M. e. MO.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 décembre 2016, n° 15552 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 décembre 2016, n° 15552 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2016/12-15-15552)) ## Faits et procédure Par acte du 11 avril 2011, modifié par avenant du 13 avril 2011, la société G, anciennement dénommée Société H, a consenti à la société K un prêt professionnel de 3.425.000 euros. Le même jour, M. e. MO., qui représentait la société K, s'est porté caution personnelle et solidaire de cet engagement, par acte distinct. Les conditions générales du prêt (article 14) stipulaient la compétence « des tribunaux du siège du Prêteur » et la soumission au droit français. L'acte de cautionnement comportait une clause similaire. La société K ayant été placée en redressement judiciaire puis en liquidation, la société G a déclaré sa créance, puis, après mise en demeure restée infructueuse, a assigné la caution devant le Tribunal de commerce de Nice, le 4 août 2014, en paiement de 2.692.763,57 euros. Au cours de la procédure niçoise, il est apparu que M. e. MO., résident monégasque, disposait d'un compte bancaire ouvert auprès de la société J à Monaco. La société G a obtenu, par ordonnance du Président du Tribunal de première instance du 4 septembre 2015, l'autorisation de pratiquer une saisie-arrêt sur ce compte, à concurrence de la même somme. Par assignation du 10 septembre 2015, elle a saisi le Tribunal de première instance de Monaco aux fins de validation de la saisie, de condamnation du débiteur saisi au paiement, et de dommages-intérêts pour résistance abusive. Dans ses premières écritures, M. e. MO. a soulevé l'incompétence territoriale du juge monégasque au profit du Tribunal de commerce de Nice, sur le fondement de l'article 3, 9° bis, du Code de procédure civile. La demanderesse a répliqué sur le fondement de l'article 2 du même code et a invoqué l'absence de litispendance en droit monégasque dans les rapports internationaux. Le Ministère public s'en est rapporté à l'appréciation du tribunal. ## Question de droit La question posée au tribunal était de savoir si une clause attributive de compétence à la juridiction française, stipulée dans un contrat de prêt et son cautionnement, faisait obstacle à la compétence du juge monégasque saisi, sur le fondement de l'article 2 du Code de procédure civile, par le créancier à l'encontre d'une caution domiciliée à Monaco et titulaire d'un compte bancaire dans la Principauté. Corrélativement, il s'agissait de déterminer si la validation d'une saisie-arrêt pratiquée à Monaco relevait exclusivement du juge monégasque et si la litispendance internationale pouvait conduire ce juge à se dessaisir. ## Solution et dispositif Le tribunal
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