jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 16 février 2017, La société A c/ La SAM B
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 16 février 2017, n° 15784 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 16 février 2017, n° 15784 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2017/02-16-15784)) ## Faits et procédure La société A, société de droit panaméen, a acquis 34,50 parts d'un fonds de droit des îles Caïmans dénommé « C », par ordre donné en novembre 2008 à sa banque suisse, pour un prix de 50 000 USD. Le gestionnaire du fonds était la société F. Le dépositaire était la société G, devenue la SAM B, société anonyme monégasque. Estimant que le fonds avait placé ses avoirs dans des sociétés contrôlées par M. MA., dont elle a perdu l'intégralité de l'investissement, la société A a assigné la SAM B le 7 juillet 2010 devant le Tribunal de première instance de Monaco. Elle demandait la condamnation de la banque à réparer la perte d'une chance de céder ses parts, à lui verser 50 000 € de dommages et intérêts, et à faire cesser son activité de dépositaire. Le jugement du 27 septembre 2011 a rejeté l'exception d'incompétence territoriale, mais a déclaré l'action irrecevable faute pour le président de la demanderesse de justifier d'une autorisation d'agir. L'arrêt de la Cour d'appel du 23 avril 2013 a déclaré l'action recevable et renvoyé l'affaire au fond. Par jugement avant dire droit du 28 mai 2015, le tribunal a ordonné la réouverture des débats. Il a invité les parties à produire la loi des îles Caïmans sur les fonds communs de placement et le contrat de dépositaire, et à s'expliquer sur l'application de la loi monégasque n° 1.314 du 29 juin 2006 et de l'arrêté ministériel n° 2012-199 du 5 avril 2012. Dans ses dernières conclusions, la demanderesse invoquait des fautes de la banque dans sa mission de dépositaire (défaut de contrôle de la stratégie, non-détection d'un fonds nourricier, absence de déclaration de créance dans la procédure américaine visant la société H). La défenderesse soutenait que la loi des îles Caïmans était applicable et qu'elle n'ouvrait aucune action d'un actionnaire contre le dépositaire. Elle demandait subsidiairement le rejet des prétentions et une indemnisation de 20 000 €. ## Question de droit Le tribunal devait trancher deux questions principales : 1. **Quelle loi régit l'action de l'actionnaire contre le dépositaire** : la loi des îles Caïmans, invoquée par la banque au titre de la loi d'autonomie, ou la loi monégasque, invoquée par la demanderesse ? 2. **Si la loi monégasque s'applique, la responsabilité du dépositaire envers l'investisseur est-elle engagée** en raison d'une faute, d'un préjudice et d'un lien de causalité démontrés par la demanderesse ? Accessoirement, le tribunal devait se prononcer sur la demande de cessation d'activité fondée sur la loi n° 1.339 du 7 septembre 2007 et sur la demande reconventionnelle de la ban
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- bea2e68dc26e6e5f292f0edc3eb0fe73b0cd90b352b8c64825054690bcd87892
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.