jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 25 janvier 2018, M. a. AL-NO. c/ Maître n. AU-CA. et autres
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 25 janvier 2018, n° 16809 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 25 janvier 2018, n° 16809 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2018/01-25-16809)) ## Faits et procédure Par une promesse synallagmatique de vente et d'achat signée à Monaco le 14 novembre 2007, un vendeur s'engageait à céder à M. a. AL-NO., de nationalité autrichienne, un appartement situé dans l'immeuble « Sun Tower » à Monte-Carlo, pour un prix variant selon la date de réitération par acte authentique. Le candidat acquéreur ne s'étant pas présenté aux rendez-vous de signature, le vendeur a considéré la promesse caduque et conservé la somme de 1.200.000 euros versée en garantie. Saisi par l'acquéreur, le Tribunal de première instance a rejeté ses demandes en 2010, et la Cour d'appel a déclaré l'action irrecevable en 2011. Pourvoi rejeté par la Cour de révision le 23 mars 2012. M. AL-NO. a alors engagé, le 29 mai 2015 (instance n° 2015/000617), une action en responsabilité civile professionnelle et pour manquement au devoir de conseil contre Maître n. AU-CA., notaire. Celle-ci a soulevé l'exception de caution *judicatum solvi* de l'article 259 du Code de procédure civile. Par jugement avant-dire-droit du 28 avril 2016, le tribunal a enjoint au demandeur de verser 10.000 euros à la Caisse des dépôts et consignations. Maître n. AU-CA. ayant soutenu qu'elle n'était pas en charge du dossier à l'époque des faits, le demandeur a assigné son prédécesseur, Maître p-l. AU., dans une seconde instance (n° 2017/000464), aux fins de jonction et d'indemnisation. Ce dernier a soulevé à son tour l'exception de caution *judicatum solvi*, pour un montant de 100.000 euros, et le demandeur a sollicité, à titre subsidiaire, la réduction de cette caution à 2.000 euros. Le texte fourni mentionne l'assignation du 12 avril 2017 dans le corps de la décision, alors que l'en-tête de l'instance n° 2017/000464 indique le 27 avril 2017 : cette discordance n'est pas tranchée par le tribunal et ne modifie pas la solution. ## Question de droit Le tribunal était saisi de deux questions distinctes, réunies dans un même jugement : 1. **La jonction des instances** : deux actions en responsabilité engagées contre deux notaires successifs, pour des faits identiques et sur un fondement identique, doivent-elles être jointes ? 2. **L'exception de caution *judicatum solvi*** : l'article 259 du Code de procédure civile, qui impose à l'étranger demandeur de fournir caution, est-il compatible avec les articles 6 § 1 et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH), et, dans l'affirmative, les conditions légales sont-elles réunies et quel doit être le montant de la caution ? ## Solution et dispositif **Sur la jonction**, le tribunal rappelle que la jonction « permet de statuer en même temps et de manière cohérente sur des demandes formées de façon distincte mais qui concernent en définitive la même affaire », et que seul un retard découlant de la mise en état peut justifier une disjonction. Il relève que les deux actions portent sur les mêmes faits et sont fondées sur le même texte, et que la seconde n'a été introduite qu'en réponse au moyen tiré de la succession professionnelle. Il retient par ailleurs le principe suivant, énoncé en termes généraux : en cas de cessation d'activité, le notaire cédant reste responsable des fautes commises pendant son exercice, son successeur répond de ses propres actes dommageables, et les deux peuvent encourir une responsabilité partagée, notamment lorsque des négligences surviennent dans la transmission des dossiers en cours. La confusion alléguée sur l'identité du notaire en charge de l'opération justifie, selon le juge, que la question soit débattue en présence de t
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 978483528784b6b95cf82ba14dc61b6cd556d999d12f614f0c14a1e1b35c12e3
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.