jurisprudence · v1.0.0
Tribunal de première instance, 15 novembre 2018, La Société B c/ f. g. AN.
Résumé
# Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 novembre 2018, n° 17412 > Décision commentée : Tribunal de Première Instance de Monaco, 15 novembre 2018, n° 17412 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-premiere-instance/2018/11-15-17412)) ## Faits et procédure La société par actions simplifiée à associé unique B, dont le siège est à Saint-Jean-Cap-Ferrat, avait réalisé, pour le compte de f. g. AN., des travaux d'entretien de jardinage dans une propriété située dans cette commune. Les factures étaient demeurées impayées. Par jugement du 7 décembre 2015, le Tribunal de grande instance de Nice a condamné f. g. AN. à payer à la société la somme de 22.278,03 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 janvier 2014, outre 2.500 euros au titre des frais irrépétibles et les dépens. Ce jugement prévoyait l'exécution provisoire sur les sommes dues à hauteur de 15.000 euros (décision référencée RG 15/01694 dans le dispositif monégasque). La décision niçoise, qualifiée de « réputée contradictoire », a été signifiée par huissier en France le 14 janvier 2016, puis transmise au Parquet général de Monaco le 2 février 2016 aux fins de remise à l'intéressé. Un certificat du greffier en chef de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, daté du 22 mars 2018, atteste l'absence d'appel. Par exploit du 25 avril 2018, la société B a assigné f. g. AN. devant le Tribunal de première instance de Monaco, en présence du Procureur général, afin de voir déclarer exécutoire en Principauté le jugement niçois. Elle sollicitait en outre 2.000 euros de dommages et intérêts et le bénéfice de l'exécution provisoire. Le défendeur, régulièrement cité, n'a pas comparu. Le Ministère public a conclu, le 10 juillet 2018, à ce que le jugement soit déclaré exécutoire. L'affaire a été mise en délibéré à l'issue de l'audience du 11 octobre 2018. ## Question de droit La question posée au Tribunal était double. Il lui revenait, d'une part, de déterminer si les conditions de l'exequatur simplifié prévu par la Convention franco-monégasque du 21 septembre 1949 étaient réunies à l'égard d'une décision rendue en France. Il devait, d'autre part, statuer sur les demandes accessoires, à savoir les dommages et intérêts pour résistance abusive et l'exécution provisoire. Sur le premier point, le jugement rappelle que l'article 18 de la Convention, rendue exécutoire à Monaco par l'ordonnance souveraine n° 106 du 2 décembre 1949, permet au ju
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