jurisprudence · v1.0.0
Tribunal du travail, 7 juin 2001, u FA c/ la S.C.S. GU et Cie CAPOCACCIA
Résumé
# Juridiction monégasque (tribunal-travail), 07 juin 2001, n° 6495 > Décision commentée : Juridiction monégasque (tribunal-travail), 07 juin 2001, n° 6495 ([Lire sur source officielle](https://legimonaco.mc/jurisprudence/tribunal-travail/2001/06-07-6495)) ## Faits et procédure Un salarié, engagé le 4 novembre 1996 en qualité de serveur par la société en commandite simple GU et Cie, exploitant le restaurant « CAPOCACCIA », a été licencié par lettre remise en main propre le 4 novembre 1998. La lettre énonçait trois griefs : le salarié « déstabilise l'organisation intérieure du magasin », entretient « de mauvais rapports » avec ses collègues et « plusieurs clients se sont plaints de [son] attitude ». Après un procès-verbal de non-conciliation du 28 juin 1999, le salarié a saisi le Tribunal du travail. Il réclamait des heures supplémentaires et une majoration au titre d'un jour férié légal, un solde de congés payés, un complément d'indemnité de congédiement, une indemnité de licenciement et 60 000 francs de dommages et intérêts pour licenciement abusif. L'employeur concluait au débouté, en soutenant que les heures supplémentaires avaient été récupérées, que les calculs étaient corrects et que les motifs du licenciement, établis par des attestations, étaient clairement énoncés dans la lettre de rupture. L'affaire, après quatorze renvois sollicités par les avocats, a été débattue à l'audience du 3 mai 2001. Le jugement a été rendu le 7 juin 2001, en premier ressort. ## Question de droit Le Tribunal était saisi de plusieurs questions distinctes : 1. **Preuve des heures supplémentaires.** Un relevé d'horaires établi unilatéralement par le salarié suffit-il à établir l'existence d'heures supplémentaires, en l'absence de reconnaissance de l'employeur ? 2. **Calcul des accessoires de salaire.** Comment doivent être calculées l'indemnité de congédiement et l'indemnité de congés payés dues lors de la résiliation ? 3. **Motif du licenciement.** La mésentente entre salariés constitue-t-elle un motif valable de licenciement, et à quelles conditions probatoires ? 4. **Caractère abusif.** Le licenciement, s'il est dépourvu de motif valable, revêt-il un caractère abusif ouvrant droit à dommages et intérêts ? Le Tribunal y répond par une solution en trois temps : rejet de la demande d'heures supplémentaires, application de règles de calcul précises pour les indemnités, et exigence de faits « objectifs, précis et vérifiables » pour établir la mésentente imputée au salarié. ## Solution et dispositif ### Sur l'exécution du contrat **Preuve des heures supplémentaires.** Le Tribunal rappelle qu'« en l'absence de reconnaissance expresse par l'employeur de l'existence des heures supplémentaires », il appartient au salarié d'en rapporter la preuve. Le motif est formulé en termes de principe : « nul ne pouvant se délivrer une preuve à soi-même », le relevé unilatéralement établi « ne présente aucun caractère déterminant ». La demande est rejetée à hauteur de
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 579840fd8f363b3be1659757d62044b962c3d2e581233d47faf1ee8507450fa1
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.