ATSJAD 21/2001 (ECLI:AD:TSJADAD:2001:21A)
Décision commentée : ATSJAD 21/2001 (ECLI:AD:TSJADAD:2001:21A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision émane du Tribunal superior de justícia d'Andorra (Sala Administrativa), siégeant à Andorra la Vella, dans l'affaire enregistrée sous le numéro SS-134-2/2000. Il s'agit d'un aute (ordonnance) du 22 octobre 2001, qualifié de « Aute 2001-20 » dans son en-tête.
Le litige trouve son origine dans une demande formée par M. Pérez le 10 octobre 2000, tendant au service d'une pension minimale de vieillesse de 5 000 points. Faute de décision expresse, cette demande a fait l'objet d'une décision implicite de rejet, née du silence de l'administration. Le texte ne précise pas la date exacte à laquelle le recours contentieux a été introduit, le document mentionnant également une demande datée du 22 décembre 2000.
Par sentence du 16 juillet 2001, la Batllia, Secció Administrativa, a annulé la décision implicite de rejet, au motif qu'elle était contraire au droit et aux fins qui légitiment l'action administrative. Elle a déclaré que M. Pérez avait droit à la pension minimale de vieillesse de 5 000 points à compter du 10 octobre 2000.
La Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) a formé appel le 5 septembre 2001. Par providence du 10 septembre 2001, le recours a été admis et la CASS a été invitée à formaliser son appel devant le Tribunal supérieur dans un délai de quinze jours. Par écrit du 1er octobre 2001, l'appelante s'est désistée de son recours, le terme du délai expirant le même jour.
Question de droit
La question posée au juge était de savoir quelle conséquence emporte le désistement de l'appelant, en cours d'instance d'appel, sur la procédure et sur la sentence de première instance. Le raisonnement est court : il repose sur un seul fondement, l'article 94 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, du 15 novembre 1989. Cette disposition prévoit que le désistement de la demande ou de l'appel met toujours fin à la procédure et que le tribunal, qu'il s'agisse du Tribunal de batlles ou du Tribunal superior de justícia, rend un aute déclarant la procédure close.
La décision ne discute donc ni la recevabilité de l'appel, ni le bien-fondé de la sentence attaquée, ni la question de savoir si le désistement requérait l'accord de la partie adverse. Ces points ne sont pas traités dans le texte (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
Le Tribunal superior de justícia a tenu la CASS pour désistée de son recours et a déclaré ferme et exécutoire la sentence du 16 juillet 2001. Le dispositif est reproduit ci-après dans sa version originale en catalan, puis dans une traduction française fidèle :
« Tenir per desistida la CASS del recurs d'apel·lació contra la sentència de la Batllia d'Andorra, Secció Administrativa de 16 de juliol de 2001, la qual es declara ferma i executiva, essent retornat l'expedient a la Batllia d'Andorra. »
« Tient la CASS