Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, aute 2003-02 du 6 mars 2003 (ROJ : ATSJAD 85/2003)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, aute n° 2003-02 du 6 mars 2003, recours SS-003-1/2002 (ROJ : ATSJAD 85/2003 ; ECLI:AD:TSJADAD:2003:85A) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des mentions figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
La Secció Administrativa de la Batllia d'Andorre a rendu, le 1er juillet 2002, une sentence (2002-55) rejetant la demande formée par la partie demanderesse. Mme Nuñez a interjeté appel de cette décision. La Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia a rejeté cet appel par sentence n° 02-03 du 30 janvier 2003.
Le 18 février 2003, Mme Nuñez a formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat d'actuacions) et sollicité l'annulation de la sentence du 30 janvier 2003 pour violation de son droit à un procès équitable (dret a un procés degut). La Caixa Andorrana de Seguretat Social, partie adverse, a répondu le 28 février 2003 en demandant le rejet de l'incident.
Le texte ne précise pas le détail des griefs relatifs à l'appréciation des preuves. Il ne reproduit pas davantage les motifs de la sentence du 30 janvier 2003, ni les éléments de preuve en cause.
Question de droit
La question posée est de savoir si le désaccord d'une partie avec l'appréciation des preuves opérée par le juge peut fonder l'incident de nullité d'actuacions, au motif d'une atteinte au droit à la juridiction garanti par l'article 10 de la Constitution andorrane.
Le raisonnement de la Sala repose sur deux étapes. Elle rappelle d'abord la finalité du droit fondamental, qu'elle définit comme le droit d'obtenir des tribunaux une décision motivée en droit, rendue à l'issue d'un procès assorti de toutes les garanties (fonaments, premier). Elle rappelle ensuite la fonction de l'incident, introduit par la loi du 22 avril 1999, qui permet aux juridictions ordinaires de reprendre les actes de procédure au stade où la violation du droit constitutionnel s'est produite.
Solution et dispositif
La Sala rejette l'incident. Elle relève que la partie requérante se borne à contester l'appréciation des preuves par la sentence attaquée et demande à la juridiction une nouvelle appréciation, favorable à sa thèse, des éléments de fait du litige. Une telle démarche, selon la Sala, s'écarte de l'objet de l'incident, qui « no és una tercera instància processal » (fonaments, premier, in fine).
Le dispositif est ainsi rédigé :
« En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, acorda desestimar l'incident de nul·litat presentat per la representació de la Sra. Nuñez contra la sentència núm. 02-03 de 4 de 30 de gener de 2003. »
Traduction fidèle :
« Eu égard à tout ce qui a été exposé, le Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, décide de rejeter l'incident de nullité formé par le représentant de Mme Nuñez contre la sentence n° 02-03 du 30 janvier 2003. »
Le texte comporte une coquille manifeste (« de 4 de 30 de