STSJAD 39/2004 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 janvier 2004)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 janvier 2004, ROJ STSJAD 39/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:39, recours n° 80/03 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus a été reconstituée à partir de l'en-tête du texte intégral. Le texte est rédigé en catalan ; les extraits cités sont traduits en français.
Faits et procédure
Par un jugement du 8 décembre 1995, le Tribunal de commerce de Corbeil-Essonnes (France) a condamné solidairement M. Serra et la société Ruiz à payer à la société Briones une somme de 257.830,35 FF (montant reproduit tel quel dans la décision), assortie des intérêts légaux à compter du 17 janvier 1995. Le juge français a en outre accordé aux débiteurs le bénéfice de l'article 1244 du code civil français, relatif aux délais de grâce.
La société Briones, devenue la société Galan, a saisi le Tribunal Superior de Justícia d'Andorra d'une demande tendant à l'exécution de ce jugement étranger sur le territoire de la Principauté, dirigée contre M. Andrade. La décision ne précise pas le lien juridique entre M. Andrade et les condamnés français.
M. Andrade ne s'est pas opposé à la demande (antécédent III). Le ministère public a conclu à l'octroi de l'exequatur (antécédent IV). Le ponent était le magistrat Jean Louis Vuillemin, la formation de jugement comprenant également MM. Joan Manel Abril Campoy et Antoni Bruguera Manté.
Question de droit
La question posée était de savoir si le jugement français réunissait les conditions de reconnaissance et d'exécution prévues à l'article 49 de la LTPJ (l'acronyme n'est pas développé dans le texte). Selon le fondement I, cinq exigences doivent être cumulativement satisfaites :
- la compétence de la juridiction d'origine ;
- la régularité de la procédure ;
- l'application de la loi compétente ;
- la conformité à l'ordre public national et international ;
- l'absence de fraude à la loi nationale.
Accessoirement, se posait la question de la répartition des dépens entre les parties.
Solution et dispositif
Le tribunal accueille la demande. Il déclare le jugement français exécutoire en Andorre, puis statue sur les dépens. Le dispositif, traduit en français, est reproduit ci-après :
« Estimer la demande formulée par la société ENTITY_6 ; Décréter exécutoire dans la