Juridiction andorrane, — (ROJ : STSJAD 158/2004)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 158/2004) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par un jugement du 3 mars 2004, rendu par le juge unipersonnel de la Section civile, dans le cadre d'une procédure de judici verbal civil abrégée (dossier n° B-640-3/02), la demande formée par Mme Ferrer, agissant en qualité d'administratrice de la copropriété « l'edifici Terra Vella Bloc A », sise dans la paroisse d'Andorre-la-Vieille, à l'encontre de Mme Plaza était tranchée en première instance. Les motifs du jugement de première instance ne figurent pas dans la décision commentée (non précisé dans la décision).
La partie demanderesse interjeta appel. Au cours de la procédure d'appel, les parties transigèrent sur leurs divergences et présentèrent un protocole d'accord, qui fut soumis à la Sala Civil du Tribunal supérieur de justice d'Andorre. Le recours enregistré sous le numéro 47/04 fut ainsi tranché par un arrêt rendu le 22 décembre 2004 sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, rapporteur, avec la participation de MM. Antoni Bruguera Manté et Joan Manel Abril Campoy.
Le litige portait sur des charges de copropriété (frais de communauté, chauffage et eau chaude) impayées, ainsi que sur les pénalités de retard afférentes. La décision indique que le montant de la dette, arrêté à 3 303,27 euros, a été diminué des majorations de retard. Elle ne précise pas le détail des provisions impayées ni la période concernée (non précisé dans la décision).
Question de droit
La question soumise à la Cour pouvait se formuler ainsi : une transaction judiciaire intervenue en cours d'appel peut-elle être homologuée par la juridiction saisie du recours, et quels effets produit-elle, notamment sur le jugement frappé d'appel ?
Le texte de la décision est ici laconique. Le raisonnement tient en quelques paragraphes : les parties ayant transigé, il convient d'homologuer la transaction judiciaire et de révoquer la sentence attaquée dans le sens de l'accord. La décision ne cite aucun texte de loi précis ; elle se réfère seulement, dans ses visas, à « la législation en vigueur » et aux « usages et coutumes applicables » (non précisé dans la décision quant aux dispositions exactes invoquées).
Deux points doivent être distingués : d'une part, la validité et l'homologation de la transaction par le juge, qui lui confère un caractère juridictionnel ; d'autre part, les stipulations contractuelles qu'elle contient, en particulier la sûreté hypothécaire, le mécanisme de déchéance du terme et la force exécutoire.
Solution et dispositif
La Cour homologue la transaction judiciaire et révoque la sentence de première instance dans le sens de l'accord. Elle ne prononce pas